Le peuple algérien toujours en plein Hirak: Isolé, le système louvoie toujours…

Le peuple algérien toujours en plein Hirak: Isolé, le système louvoie toujours…
Le peuple algérien toujours en plein Hirak: Isolé, le système louvoie toujours…

Le système algérien ne sait plus à quel saint se vouer. Face à la persistance du Hirak, toujours fort mobilisateur malgré le tour de vis répressif vécu vendredi dernier, particulièrement dans la capitale, Abdelmadjid Tebboune, président par défaut, tente de reprendre la main. La promesse de réforme tient lieu de leitmotive.

Au cours du deuxième Conseil des ministres tenu samedi 18 janvier, le chef de l’Etat algérien a tenté de montrer qu’il est à l’écoute des préoccupations de la société. Et plutôt que de chercher à répondre aux attentes du Hirak qui exige plus de liberté et de démocratie et le démantèlement du système, c’est vers les réformes économiques que semble s’orienter son action.
Dimanche, les autorités ont publié le compte-rendu détaillant les grandes lignes du programme du mandat d’A. Tebboune.
Ce dernier cherchant à rompre avec les pratiques du passé et réduire les importations.
Cela semble être les deux principaux objectifs des autorités, dans le communiqué publié après le Conseil des ministres de samedi.
Les priorités seront formalisées ensuite dans un programme soumis au vote du Parlement. Six secteurs sont concernés: l’industrie, l’agriculture, l’habitat, le commerce, la santé et la micro-entreprise.

A. Tebboune demande au gouvernement de trouver des solutions pour la pénurie de lait, de prévoir la construction d’un million de logements d’ici cinq ans ou d’améliorer l’accueil dans les services d’urgence et les services de maternité dans le pays.

Tout cela permet de déduire, à la lumière de ce qui a eu court lors du 48ème vendredi de la colère, que le système a choisi le parti de faire la sourde oreille aux revendications du Hirak. Autant dire que faire société semble difficile à réaliser en Algérie où des manifestations ont fait vibrer, vendredi dernier, plus de 25 des 48 régions du pays.
Si la mobilisation était en baisse dans la capitale, les manifestants n’y voient pas le signe d’un quelconque essoufflement. Mais plutôt la conséquence d’une répression de plus en plus prégnante.

De nombreux manifestants refusent de dialoguer avec les autorités et demandent d’abord l’élargissement de tous les détenus du Hirak.

Les vielles recettes du système ont la vie dure.
Ainsi, un massif déploiement des forces de l’ordre est déployé à l’entrée de la capitale pour dissuader les manifestants de battre librement le pavé.
Plus, on charge la foule à la sortie des mosquées et on arrête, dans la foulée, des dizaines de militants «ciblés».
N’empêche, vendredi dernier, des familles ont défilé derrière une banderole via laquelle elles dénoncent le maintien en détention provisoire, sans procès, de leurs enfants depuis mars dernier.

La rupture est bien là entre le système et le Hirak qui n’entend nullement lâcher le combat…

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