Le Polisario privilégie la politique du pire: Le temps des ruptures a-t-il sonné ?

Le Polisario privilégie la politique du pire: Le temps des ruptures a-t-il sonné ?

Trop, c’est trop ! C’est ce que le Maroc entend faire partager à la communauté internationale devant les agissements incessants des sécessionnistes du Polisario dans les zones établies comme « no man’s land » depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avalisé par toutes les parties sous supervision de l’ONU. Voilà quelques mois déjà, l’agitation guerrière qui s’est emparée du Polisario, avec l’arrivée de la nouvelle direction, a poussé vers… l’irréparable. Lorsque le « leader » des sécessionnistes a jugé bon de parader, en tenue militaire, face à l’Atlantique. S’ensuivirent d’innombrables incidents, notifiés en leur temps à l’ONU, au niveau poste-frontière d’El Guerguerate. Faisant preuve de retenue, le Royaume ne pouvait rester les bras ballants devant le grignotage de terrain auquel se livraient les séparatistes qui décidèrent, sous l’œil négligent de leurs hôtes algériens, de faire main basse sur des zones relevant de Tifariti et Bir Lahlou en y déployant armes et bagages. La patience a des limites. Surtout que l’objectif tapi derrière toutes ces bravades (qui ne sauraient nullement résister à une contre-offensive décidée en temps voulu par Rabat) consistent à mettre les uns et les autres devant le fait accompli. Opposant ainsi au Maroc un déni d’intervention sur son sol, alors qu’en véritable ayant droit, le Royaume a jugé que la quête factice des indépendantistes trouverait son issue normale dans un processus d’autonomie élargie, offre jugée crédible par la communauté internationale. Mettre le holà aux dérives séparatistes est non seulement nécessaire, mais stratégiquement incontournable pour le succès de tous pourparlers de paix juste et durable.

Rien d’étonnant à ce que tout ce que compte le pays, diplomatie, sécuritaires, élus, partis et gouvernement se mobilisent pour dire non. Non aux agissements des séparatistes assimilés désormais à un casus belli, comme l’a rappelé le représentant permanent du Royaume aux Nations Unies, Omar Hilal, en évoquant les agissements du Polisario à l’Est du dispositif de sécurité au Sahara marocain. Et non à l’attitude laxiste dont fait preuve la Minurso devant les violations répétées des clauses du cessez-le-feu par les hordes du Polisario.

Cette volte-face que le Maroc vient d’opérer pour faire entendre sa voix exprime sans le moindre doute un ras-le-bol généralisé et répond à une demande latente de l’opinion nationale qui suit de près les manœuvres provocatrices des séparatistes. L’ONU doit savoir que le dossier du Sahara dont le règlement pacifique traine dans le temps n’aura en rien perdu de son aura auprès du peuple marocain. Comme il a répondu comme un seul homme pour la Marche verte, organisée avec succès en 1975, il est encore et toujours mobilisé pour défendre sa cause nationale prioritaire. Mal en a pris au Polisario que de s’agiter de la sorte en alternant menaces et provocations. Car il n’a réussi, dans les faits, que de mobiliser les composantes du Royaume autour de l’affaire du Sahara. Si la quête séparatiste relève du mirage sous la latitudes algériennes, comme le confirment tous les faits, –les succès diplomatiques remportés par le Royaume le confirment sans ambages-, sous nos cieux, une seule et même réalité intangible et immuable reste entière : l’intégrité territoriale n’est point négociable.

Le Polisario s’est habitué à faire grand cas de « l’option militaire » tantôt en orchestrant des manœuvres militaires sous le supervision d’Alger, tantôt en opposant la lutte armée au processus de négociations supervisé par les Nations Unies. A contrario, le Maroc s’est évertué à faire valoir la sagesse pour éviter à la région de basculer vers un conflit ouvert. Et si la main tendue à Alger pour sortir la région d’une conflictualité même de basse intensité n’a pas été saisie à temps, rien ne l’empêche aujourd’hui de le faire. Car le Maroc en a marre de comptabiliser les erreurs d’autrui… Voilà pourquoi ce coup de semonce est parti. Alea jacta est !

 

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