Le secteur public paralysé par la grève: Le Président n’a pas joué aux pompiers

Le secteur public paralysé par la grève Le Président n’a pas joué aux pompiers
Le secteur public paralysé par la grève Le Président n’a pas joué aux pompiers

Noureddine Taboubi secrétaire général de la puissante centrale syndicale tunisienne UGTT, s’est adressé  à la foule constituée essentiellement de grévistes qui a investi  la place du Bardo, en sonnant la mobilisation. « Vous êtes concernés par les prochaines échéances électorales. Vous devez vous y préparer dès maintenant», a-t-il martelé tout en critiquant les députés qui n’ont pas réussi à concrétiser les attentes de leurs électeurs. En tout cas, force est de relever que lors de la manifestation organisée par l’Ugtt devant l’assemblée, des députés de Nidaa, formation représentée par 9 ministres au gouvernement, arboraient le signe de la victoire au côté des députés du Front populaire. En attendant que certains bons offices permettent une reprise de dialogue entre l’exécutif et l’UGTT, la centrale n’exclut pas une escalade et examinera, samedi 24 novembre, selon Mohamed Ali Boughdiri, l’un de ses secrétaires généraux adjoints, le projet d’une grève générale élargie à tout le secteur public. Cela n’augure rien de bon à l’approche de janvier, mois de tous les dangers en Tunisie.

Une séance de travail a ensuite eu lieu au siège de l’Arp sous la présidence de Mohamed Ennaceur et en présence du secrétaire général de l’Ugtt, des principaux dirigeants de la centrale et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Arp a appelé à privilégier la voie du dialogue, « la seule voix passante pour transcender les difficultés ».

On notera que le Président tunisien a gardé le silence autour de ce bras de fer. Lors du Conseil des ministres qui a lieu vendredi au palais de Carthage sous la présidence de Béji Caid Essebssi, rien n’est intervenu pour chambouler l’ordre du jour préprogrammé autour de deux questions nodales: l’examen du projet de loi relatif à l’Etat d’urgence et l’adoption du projet de loi sur l’égalité successorale avant sa transmission à l’Assemblée. Point de référence à la grève qui a paralysé la fonction publique alors que le Président de la République n’hésitait pas à jouer les bons offices pour apaiser la tension sociale.

Le divorce est-il ainsi consommé entre le Président et son chef du gouvernement ?

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