Le siège de PDVSA transféré de Lisbonne à Moscou: Le Venezuela cherche le parapluie russe

Le siège de PDVSA transféré de Lisbonne à Moscou: Le Venezuela cherche le parapluie russe
Le siège de PDVSA transféré de Lisbonne à Moscou: Le Venezuela cherche le parapluie russe

Le ministre vénézuélien du Pétrole Manuel Quevedo est attendu à Moscou afin de compléter le transfert du siège de la compagnie pétrolière nationale PDVSA en Russie, selon la vice-Présidente Delcy Rodriguez.

«Le ministre du Pétrole Manuel Quevedo est actuellement en route pour compléter le transfert du siège de PDVSA de Lisbonne à Moscou. D’ailleurs, nous envisageons de transférer ici le siège de la compagnie nationale chargée du fer et de l’aluminium», a fait savoir Mme Rodriguez sur le plateau de la chaîne Rossiya 24.

Fin janvier, Washington a introduit un nouveau volet de sanctions à l’encontre des autorités vénézuéliennes, en vertu duquel la compagnie pétrolière nationale PDVSA n’est plus autorisée à bénéficier des revenus de son commerce avec les États-Unis tandis que ses avoirs à l’étranger sont bloqués.

Caracas a réagi en qualifiant ces mesures d’illégales et accusé les États-Unis de chercher à mettre la main sur les réserves de pétrole vénézuéliennes.

La vice-Président du Venezuela n’a pas manqué de réagir au retour de l’opposant Juan Guaido, qui s’est autoproclamé Président du pays et a prêté serment dans la rue, à Caracas, alors qu’il lui était interdit de quitter le pays. Après la Colombie, l’opposant s’est rendu dans d’autres pays d’Amérique latine qui le soutiennent, notamment au Paraguay, en Équateur et en Argentine. A l’aéroport international de Caracas, il était attendu par les ambassadeurs d’Allemagne, d’Espagne, des Pays-Bas et de certains autres pays…

Le lendemain, l’opposition vénézuélienne a tenté d’effectuer une livraison d’aide humanitaire, mais le Président légitime Nicolas Maduro ne l’a pas acceptée. Son gouvernement déclare que le pays ne connaît pas de crise humanitaire et que les tentatives de livrer cette aide ne sont que des provocations visant à lancer une agression contre le Venezuela.

La crise politique dans le pays a éclaté quand l’opposant J. Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice du pays» et a prêté serment au cours d’une manifestation. Donald Trump l’a alors reconnu comme «Président par intérim».

«Il semble que cet homme soit fou: il dit qu’il a l’intention de revenir au Venezuela pour reprendre son travail, se restituer ses pouvoirs. Mais de quels pouvoirs parle-t-il?», a déclaré Delcy Rodriguez, annonçant que les activités de Guaido, qui ne fait qu’obéir aux ordres des USA, seraient passées au crible. «Nous possédons des institutions solides et stables, nous avons un État de droit. Son comportement [de Guaido, ndlr] et son activité seront analysés en détail par ces institutions et des mesures appropriées seront prises», a-t-elle souligné.

Elle a constaté que J. Guaido ne faisait qu’obéir aux ordres de la Maison-Blanche. Les États-Unis souhaitent créer une coalition en vue de changer le pouvoir au Venezuela, a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton. «Nous cherchons à recueillir un soutien pour le transfert pacifique du pouvoir de Nicolas Maduro à Juan Guaido, que nous reconnaissons comme Président par intérim […]. Je voudrais voir une coalition aussi large que possible pour changer Maduro et l’ensemble de son régime corrompu», a fait savoir M.Bolton dans un entretien accordé à CNN.

Selon lui, Washington ne renonce pas à la doctrine Monroe qui veut que les Etats-Unis sont responsables de ce qui se passe sur le continent américain, considéré comme leur zone d’influence. «Comme j’ai déjà dit à la fin de l’année dernière, nous suivons de près la « troïka de la tyrannie », à savoir Cuba, le Nicaragua et Maduro», a souligné le responsable US.

Une cinquantaine de pays, dont le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont suivi l’exemple de Washington. La France a également reconnu J. Guaido comme «Président en charge». La Chine, la Russie, la Turquie et le Mexique ont apporté leur soutien au gouvernement en place.

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