Le Soudan bouillonne toujours: Un nouveau gouvernement en place…

Le Soudan bouillonne toujours: Un nouveau gouvernement en place…
Le Soudan bouillonne toujours: Un nouveau gouvernement en place…

A l’heure où les manifestations contre le régime d’Omar el-Béchir continuent à secouer le Soudan depuis trois mois, un nouveau gouvernement a prêté serment jeudi 14 mars. Vingt et un ministres et dix-huit ministres d’Etat seront donc chargés de s’attaquer aux problèmes économiques du Soudan.

Le nouveau Premier ministre Mohamed Taher Eila, nommé le mois dernier, a reconnu que les prix élevés des produits, comme le pain et le carburant, étaient un réel problème pour les Soudanais. Et devait être réglé immédiatement.

En février, l’inflation a atteint les 44%, le mois précédent 43%. Et en décembre dernier, le prix du pain qui a triplé a déclenché la contestation.

Le Premier ministre a promis qu’il s’agirait d’une priorité. Il s’est également engagé à lutter contre la corruption et à entamer un dialogue avec l’opposition politique.

Ce changement de gouvernement va-t-il être suffisant pour calmer les Soudanais ? C’est le troisième remaniement en moins de deux ans. Et malgré la promesse du chef de l’Etat de mettre en place un gouvernement d’experts et de technocrates, de nombreux ministres ont conservé leur poste, notamment celui des Affaires étrangères et de la Défense.

De leur côté, les manifestants se sont dits déterminés à continuer leur mouvement pour demander le départ d’Omar el-Béchir.

En pleine contestation, le ministre adjoint des Affaires étrangères russe est attendu à Khartoum officiellement pour parler de coopération bilatérale. Il y a un an, les deux pays ont signé une série de contrats concernant l’extraction de ressources naturelles. Principal fournisseur d’armes au Soudan, Moscou serait intéressé par l’obtention d’une base militaire. Dernièrement, le Parlement soudanais évoquait un accord ad hoc.

Sera-t-il question d’aide financière pour une économie soudanaise chancelante, alors que Khartoum a jusqu’à présent échoué à sécuriser des aides auprès de ses alliés traditionnels, l’Arabie Saoudite et le Qatar ? La visite du diplomate russe suscite des interrogations.

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