L’Egypte musèle ses chercheurs: Un économiste jeté en prison !

L’Egypte musèle ses chercheurs Un économiste jeté en prison !
L’Egypte musèle ses chercheurs Un économiste jeté en prison !

En Egypte, un économiste reconnu, Abdel Khalek Farouk, et son éditeur ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à publier un livre dans lequel les choix économiques du gouvernement égyptien sont remis en question.

Dans une interview diffusée sur une chaîne de télévision égyptienne le 16 octobre dernier, l’économiste Abdel Khalek Farouk dénonçait la saisie par la police de 200 exemplaires de son livre « L’Egypte est-elle vraiment un pays pauvre ? ». L’ouvrage s’apprêtait à paraître. Cinq jours après l’entretien, l’économiste était arrêté à son domicile.

Son avocat, Gamal Eid, également directeur du Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme (ANHRI) parle d’une arrestation choquante. « Je sais que nous sommes dans une dictature, qu’ils détestent la démocratie, qu’ils détestent la liberté d’expression, mais Abdel Khalek Farouk est un chercheur, il parle seulement de chiffres. Le fait de l’arrêter est complètement fou, ça veut dire que nous reculons encore d’un pas », défend-il.

Il faut dire que les intellectuels qui travaillant sur des sujets sensibles, alors qu’un flou plane sur les fameuses « lignes rouges » à ne pas transgresser, sont victimes d’intimidations, quand ils ne risquent pas trainés en justice avant d’être jetés en prison.

Le cas de Walid al-Shobaky, étudiant en doctorat de l’université de Washington, est symptomatique de cette spirale répressive. Trois jours après avoir disparu de la circulation, celui qui s’intéresse au système judiciaire égyptien réapparaît comme par miracle devant le parquet de la sûreté de l’Etat, au Caire. Il est alors envoyé 15 jours en détention préventive. Selon l’avocat Mokhtar Mounir, Walid al-Shobaky est accusé de relayer de fausses informations et d’appartenir à un mouvement terroriste, dans la même affaire qui a valu au blogueur et journaliste Wael Abbas de subir un sort similaire. Ismaïl Alexandrani, chercheur spécialisé sur la péninsule du Sinaï a lui aussi écopé d’une lourde peine (dix ans de prison) après avoir été reconnu coupable par un tribunal militaire d’avoir publié des secrets militaires et des informations susceptibles de nuire à la sécurité de l’Etat.

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