L’enseignement paralysé : Les contractuels rejoints par les autres syndicats

L’enseignement paralysé : Les contractuels rejoints par les autres syndicats
L’enseignement paralysé : Les contractuels rejoints par les autres syndicats

Les trois heures de réunion du lundi 25 mars entre le ministre de l’Éducation nationale et les syndicats représentatifs de l’enseignement, n’ont abouti à rien. C’est la raison pour laquelle la grève nationale prévue les 26, 27 et 28 mars courant est maintenue et pourrait même être prolongée à une semaine.

Se voulant conciliant après la répression des enseignants qui ont battu le pavé à Rabat les samedi et dimanche dernier, le ministre a évoqué sa décision de promulguer un décret qui contiendrait toutes les modifications apportées au statut des cadres des AREF. Proposition rejetée par les syndicats.

Et il faut croire que la gestion sécuritaire reste privilégiée dans ce dossier. La preuve est que le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’il fera face « avec fermeté » à toute atteinte à l’ordre public « tout en garantissant les droits et les libertés ». Cette sortie vient en réponse à la manifestation des enseignants contractuels organisée dans la nuit du 23 mars dernier à Rabat. Les forces de l’ordre, supportées par les canons à eau, ont chargé pour disperser les manifestants. Pour le ministère, l’intervention musclée des forces publiques « était proportionnée et respectait toutes les dispositions juridiques loin des images fabriquées véhiculées sur les réseaux sociaux ».

CDT, UMT, UGTM, FDT et FNE s’accrochent à la grève de trois jours décidée dans le secteur de l’enseignement. Ce qui représente un franc appui des centrales syndicales aux enseignants contractuels qui avaient organisé le week-end dernier une manifestation à Rabat, réprimée par les forces de l’ordre. Ces derniers réclament leur intégration dans la fonction publique et refusent d’être cantonnés dans leur statut de contractuel auprès des Aref.

Les syndicats réclament également une solution à ce qu’ils appellent la «cellule 9». Il s’agit d’enseignants bloqués à l’échelle de rémunération 9 depuis plusieurs années sans aucune possibilité de passage à l’échelle 10. Certains seront définitivement pénalisés puisqu’ils ont déjà pris leur retraite et ne pourront pas bénéficier du passage à la classe de rémunération supérieure car il faut justifier d’au moins 3 ans d’ancienneté dans l’échelle 10.

Le ministre de l’Education a été d’ailleurs interpellé récemment au Parlement au sujet de cette épineuse question. Il a affirmé que le dossier est en cours d’examen avec les syndicats les plus représentatifs et qu’il concerne d’autres fonctionnaires que ceux de l’Education: cycle primaire (2.266), secondaire-collégial (2.206), attachés de l’économie et de l’administration, attachés pédagogiques (187).

A cela s’ajoute la question des enseignants ayant décroché un diplôme de l’enseignement supérieur (licence, master ou doctorat) sans jamais bénéficier d’une promotion à l’échelle de rémunération supérieure.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.