Les FAR en manœuvres combinées «Tafilalet-1»: Le Maroc paré pour le pire et pour le meilleur…

Les FAR en manœuvres combinées «Tafilalet-1»: Le Maroc paré pour le pire et pour le meilleur… Les FAR en manœuvres combinées «Tafilalet-1»: Le Maroc paré pour le pire et pour le meilleur…

« La Grande muette » communique, enfin, dans le Royaume. La revue des FAR a fait état, des grandes manœuvres combinées qui ont eu lieu du 22 mars au 7 avril 2018 au sud d’Errachidia, et baptisée « Tafilalet-1 ». Il s’agit d’exercices de grande envergure simulant une riposte aéroterrestre contre « une agression » qui proviendrait du côté Est de la frontière du Maroc. Ces exercices d’ampleur interviennent au lendemain du séjour, aux USA, du Général de Corps d’Armée, Inspecteur Général des FAR, Abdelfettah Louarrak. Séjour au cours duquel le Royaume a fait part de sa volonté d’acquérir un lot supplémentaire de matériel de guerre « Made in USA ». D’après des sites spécialisés dans les affaires de défense, plusieurs divisions ont été mobilisées dans ces manœuvres qui ont couvert une vaste étendue du territoire national allant d’Errachidia vers Mhamid El Ghizlane et englobant les périmètres d’Ouarzazate et de son extension vers Zag. Des bataillons composés des forces blindées, des unités de missiles, un escadron d’hélicoptères de combat, le génie militaire… ont pris part à ces manœuvres couvertes par les Forces aériennes. Le Maroc a pris soin d’aligner pour l’occasion ses dernières acquisitions militaires : chars de combat, canons sans recul, missiles d’attaque et chasseurs bombardiers. Pour Abderrahmane Mekkaoui, stratégiste et spécialistes des questions de défense, ces manœuvres font suite « aux informations récoltées par le renseignement militaire marocain » sur les intentions bellicistes des parties adverses. L’Algérie et ses obligés du Polisario cherchent à déstabiliser la région en multipliant les casus belli que la diplomatie marocaine a dénoncé en leur temps. D’après des centres européens d’études stratégiques, le Maroc a utilisé au maximum son dispositif aéro-terrestre pour répondre aux défis auxquels il risque d’être confronté. La coordination entre les FRA et les FAR, concluent-ils, est « une réussite ». Ces exercices menés sous la supervision du Général A. Louarrak ont simulé des attaques du mur de défense établi le long de la frontière avec l’Algérie voisine. Ce qui a échaudé l’état-major algérien qui a diligenté la commande et la livraison d’hélicoptères de combats MI 71,  assimilés à des « tueurs de chars », auprès de Moscou, outre le renforcement des dispositifs de lutte anti-aérienne. L’ANP aurait même opéré des changements au niveau de la couverture de ses sites stratégiques en déployant ses systèmes de défense dernier cri, articulés autour des S. 300, autour de Colmb Béchar et In Amenas.

Les manœuvres marocaines ont généré l’alerte en Algérie où des manœuvres ont été menées aussi bien au niveau de la 2è région militaire,  à Oran, impliquant l’aéronavale de Mers El Kébir, qu’au niveau de la 3è région, basée à Tindouf, et de 1ère région de Blida. Tout l’armement sophistiqué, y compris celui importé de Chine, a été mis à contribution dans une « démonstration de force ». Des SU 29 et 34, des missiles balistiques, des débarquements ont ainsi été utilisés dans ces manœuvres combinées. Mais ce que l’on passe sous silence, rappelle A. Mekkaoui, est que l’Algérie a intégré les éléments du Polisario à ces manœuvres supervisées par Gaid Salah, chef d’état-major algérien et vice-ministre de la Défense. « On assiste à un partage des rôles, le Polisario héritant du harcèlement, via des attaques commandos, l’ANP assurant le soutien arrière », signale A. Mekkaoui. Pour ce stratégiste, « la situation est très explosive et il n’est pas exclu de voir le scénario de 1963, celui connu par « la guerre des sables », se reproduire » en piégeant les FAR du côté de Mahbès, Tifariti et ou Bir Lahlou ». L’objectif étant de « créer un micro-nationalisme susceptible de faire oublier à l’opinion algérienne le vide du pouvoir ».

Les puissances régionales, France, Espagne et Italie suivent avec inquiétude les développements dans la région qui risquent de conduire au… Pire. Aux yeux d’A. Mekkaoui, « le Président Trump a délégué à son homologue français Macron le pouvoir de gérer cet abcès. La France déploie un effort considérable pour contenir la crise née depuis que le Polisario a choisi de multiplier les affronts en remettant en cause le statu quo tout le long du « Mur de Défense » établi par les FAR à la veille du cessez-le-feu conclu sous la houlette de l’ONU ».

A travers « Tafilalet-1 », les FAR ont démontré que le Maroc entend défendre ses intérêts coûte que coûte. En d’autres termes, le Royaume qui reste mobilisé à défendre son intégrité territoriale prévoit le pire, comme le meilleur. A charge pour Alger d’évaluer la situation explosive qu’elle s’acharne à alimenter dans la région…

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