Les «Gilets jaunes» ont transformé la France: Le lourd silence d’E. Macron

Les «Gilets jaunes» ont transformé la France Le lourd silence d’E. Macron
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Au moment où le chef de l’Etat français a tenue une réunion d’urgence ce dimanche 2 décembre après les violences de la veille, plusieurs appels à manifester de nouveau samedi 8 décembre sont relayés sur les réseaux sociaux. La situation peut-elle dégénérer pour autant en France où les « Gilets jaunes » ont paralysé Paris, mais aussi d’autres villes ? Face à cette situation inquiétante, l’Élysée a annoncé dimanche 2 décembre qu’Emmanuel Macron ne s’exprimerait pas publiquement sur la crise après les scènes de chaos qui  ont marqué Paris, aux abords des Champs-Élysées.

La réunion de plus d’une heure et demi tenue dans l’après midi -avec le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d’État Laurent Nuñez ainsi que le ministre d’État chargé de la Transition écologique François de Rugy-, « le président de la République ne s’exprimera pas aujourd’hui », a-t-on assuré. E. Macron a fait « un point exhaustif des événements d’hier » pour « établir un bilan précis de la situation, celle des blessés, des dégradations et des interpellations », avec le Premier ministre Edouard Philippe, les ministres de l’Intérieur Christophe Castaner (accompagné de son secrétaire d’Etat Laurent Nunez), et de l’Ecologie François de Rugy, selon la présidence.

Il a souhaité que Christophe Castaner « mène une réflexion sur la nécessité éventuelle d’une adaptation du dispositif du maintien de l’ordre dans les jours à venir ». Il s’agit de s’adapter pour faire face à « des casseurs plus violents, plus mobiles, plus organisés », selon l’Elysée. Il n’a pas été évoqué l’éventualité d’instaurer l’état d’urgence. E. Macron a par ailleurs insisté sur la nécessité « qu’aucun des actes » survenus samedi « ne reste sans réponse judiciaire ».

Le président reste silencieux alors que son inflexibilité est de plus en plus pointée du doigt par l’opposition et une partie des « gilets jaunes » qui réclament d’abord un geste fort au gouvernement, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.

À droite, le président des Républicains Laurent Wauquiez a demandé de « rendre la parole aux Français » et réitéré son appel à un référendum sur la politique écologique et fiscale d’Emmanuel Macron. Marine Le Pen (RN) et Jean-Luc Mélenchon (LFI) ont plaidé de concert dimanche pour une dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation de nouvelles élections législatives. « Encore une fois, pas un mot n’est adressé par le président de la République à destination des centaines de milliers de gilets jaunes (…) Aujourd’hui on a un président dans la situation d’un gamin buté qui refuse d’entendre ce que le peuple lui dit et qui refuse de sortir de cette situation », s’est plainte la présidente du Rassemblement national sur France 3.

A gauche, le patron du PS, Olivier Faure, a réclamé des États généraux sur le pouvoir d’achat. Le mouvement Génération-s a réclamé la démission de Castaner.

Face à ces revendications, pour la plupart sur la table depuis plusieurs jours, le gouvernement a répondu que « nous ne changerons pas de cap. Parce que le cap est le bon ». « En revanche, nous avons une méthode plus ouverte de dialogue », a assuré Griveaux assurée en précisant que l’exécutif était « prêt » à discuter avec les représentants de « gilets jaunes libres », auteurs d’une tribune appelant à une sortie de crise, publiée dans le JDD. « Il est de notre devoir de répondre » à la colère, a affirmé la ministre des Transports Elisabeth Borne dimanche au Sénat. Un peu plus tôt, la commission des lois du Sénat a annoncé qu’elle entendra « les explications » mardi de C. Castaner et de L. Nuñez sur les violences de samedi, au cours desquelles 263 personnes ont été blessées en France. « Le gouvernement n’a pas le droit à un troisième samedi noir », a mis en garde le président du Sénat Gérard Larcher, alors que plusieurs appels ont été lancés sur Facebook pour manifester à nouveau samedi prochain à Paris.

Au total, à Paris, 412 personnes ont été interpellées et 378 placées en garde à vue, selon un bilan dimanche de la préfecture de police qui chiffre à 133 le nombre de personnes blessées dans la capitale.

Un groupe des « gilets jaunes », parmi lesquels des figures de proue du mouvement, a souhaité, dimanche 2 décembre, se présenter comme porte-parole autour d’un « projet viable et crédible » : « Soyons responsables et offrons au gouvernement une porte de sortie à la crise. » 

« Nous formons un groupe de citoyens engagés qui constitue une représentation honnête de la France qui souffre et se sent délaissée. Nous voulons être les porte-parole d’une colère constructive », écrivent dans le Journal du dimanche dix personnes parmi lesquelles figurent Benjamin Cauchy et Jacline Mouraud et qui se sont donné pour nom les « gilets jaunes libres ».

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