Les « Gilets jaunes » paralysent Paris: La relance de la contestation tributaire de l’offre Macron

Les « Gilets jaunes » paralysent Paris La relance de la contestation tributaire de l’offre Macron
Les « Gilets jaunes » paralysent Paris La relance de la contestation tributaire de l’offre Macron

En deux vagues, les « Gilets jaunes » ont porté sur la place publique la colère ressentie par la majorité des Français en butte à un mal-être renforcé par le déclassement social. L’exécutif qui n’a pas réagi conformément aux attentes des contestataires s’apprête à changer de méthode. Des annonces sont attendues dès ce lundi : présentation de la loi sur les mobilités, puis mardi, à l’occasion c’est le président de la République qui doit prendre le relai pour donner le cap en matière de transition énergétique.

Quoi qu’il en soit, force est de souligner que les « Gilets jaunes » persistent dans leurs revendication en tête desquelles figure le gel de la hausse des taxe sur le carburant au 1er janvier. Emmanuel Macron veut surtout changer de méthode. Il annoncera mardi la création d’un Haut conseil pour le climat qui serait doté de moyens et chargé d’évaluer l’acceptabilité sociale des mesures prises en faveur de la transition énergétique.

Une manière de renouer avec l’esprit « participatif » qui avait fait le succès d’En Marche. Pas sûr qu’un changement de méthode suffise à répondre à la grogne, s’inquiètent déjà certains membres de la majorité.

On signalera que la deuxième grande mobilisation des Gilets jaunes, samedi 24 novembre, à Paris, a été émaillée de violences. Le rassemblement sur l’avenue des Champs-Élysées, en partie interdite à toute manifestation, a été marqué par des heurts jusqu’en début de soirée. Jets de projectiles, feux et barricades de barrières de chantier : des manifestants se sont opposés aux forces de l’ordre, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène et des lances à eau. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de barricades, qui dégageaient d’épaisses fumées noires, s’ajoutant au brouillard blanc des gaz lacrymogènes. Bilan : 103 personnes ont été interpellées et 101 ont été placées en garde à vue, selon le dernier bilan de la préfecture de police. Les heurts ont fait 24 blessés, dont 5 côté forces de l’ordre, selon la préfecture de police.

Dimanche matin, une pelleteuse enlevait l’une des dernières barricades jonchant la chaussée, tandis que plusieurs camions de la propreté de la capitale nettoyaient l’avenue, signale l’AFP. Des parois d’abribus ont été cassées, tandis que plusieurs vitrines de commerçants étaient brisées.

À Paris, «  les dégâts sont faibles, ils sont matériels, c’est l’essentiel  », avait estimé samedi Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur. Il avait attribué les violences à des «  séditieux de l’ultradroite  » répondant selon lui à l’appel de Marine le Pen.

En province, des actions de Gilets jaunes étaient encore observées dimanche dans le Var, sur des ronds-points et au péage de Saint-Maximin, sur l’autoroute A8. Dans le Vaucluse, plusieurs sorties et entrées d’autoroute à Avignon étaient fermées ou faisaient l’objet de barrages filtrants. En Nouvelle-Aquitaine, la mobilisation continuait, avec parfois quelques barrages filtrants aux abords des centres commerciaux, ou sur des ronds-points stratégiques.

Côté réseau routier, en début de matinée, un noyau dur de Gilets jaunes tenait toujours sur l’A10, sous le contrôle de la gendarmerie. Le péage de Virsac, saccagé dans la semaine, restait fermé à la circulation dans les deux sens. Autre point chaud de la contestation girondine, l’A63 à Canéjan était aussi fermée, mais seulement dans le sens Bayonne-Bordeaux.

 

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