Les ministres PJD vs 2M: Le faux prêche des politiques

Les ministres PJD vs 2M: Le faux prêche des politiques

Une fois de plus, rien ne va plus entre 2M et le PJD. Dans leur indécrottable repli sur soi dès lors qu’ils sont mis à nu, nos politiques islamistes crient au complot ! Tenez, ne voilà-t-il pas que le chef du gouvernement him self prend sur lui d’adresser une mise en garde (et non une mise au point) à la direction de la chaine de télé publique tout en prenant soin de dénoncer le traitement « non professionnel » réservé à la campagne de boycott qui secoue le pays. Le professionnalisme de la chaine se mesure, aux yeux de Saad Eddine El Othmani, à l’aune du mutisme qu’il a affiché face à un journaliste qui le questionnait, juste avant la tenue du Conseil de gouvernement, sur ladite campagne. Le tout ayant été filmé et retransmis en clair aux téléspectateurs. Désarçonné, le patron de l’Exécutif par trop disert lorsqu’il le veut, s’est réfugié dans un silence… Qui ne pouvait être interprété que comme coupable par l’opinion nationale qui s’interrogeait sur la passivité d’un gouvernement dit politique et dont les membres, même en panne d’inspiration, savent manier la langue de bois. Le chef de l’Exécutif, homme public par excellence, a dénoncé l’attitude de la chaîne après avoir diffusé cet extrait « sans son autorisation ». Ne manquait plus qu’un permis de tournage… Loin de faire preuve de sa mansuétude habituelle, El Othmani a regretté « qu’une chaîne publique comme 2M ouvre son journal télévisé avec un extrait tourné à l’insu de la personne concernée », affirmant que ce genre de déclarations relèvent du porte-parole du gouvernement. Et de promettre de prendre les mesures qu’il juge appropriées contre la chaine.

Désormais, tout tournage et toute prise de son du chef du gouvernement par les chaines de télé publiques doit être validée, avant diffusion, par Mister El Khalfi. Sans quoi…

Où est le droit à l’information dans tout ça ? Où est la liberté de la presse ? Où est la démocratie ?

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour être fixés sur les véritables desseins de l’honorable cabinet PJD. La réponse est survenue de là où l’on s’y attendait le moins… Et c’est Mustapha Ramid, ministre en charge des droits de l’Homme (SVP !), qui s’est empressé d’ajouter, dans un élan pavlovien, une couche.   Ramid a qualifié la couverture médiatique par 2M de la campagne de boycott de comportement « suspect », « étrange » et « incompréhensible ». En d’autres termes plus sibyllins, il aurait mieux valu pour la chaine de se détourner d’une question qui obnubile l’opinion. Pour ne pas froisser l’Exécutif et sa majorité et éviter de porter des « coups bas » aux gestionnaires de la chose publique.

De la sorte, ces deux mastodontes du PJD ne font que donner corps aux « menaces » déjà proférées par Mister El Khalfi dans sa sortie médiatique hasardeuse. Celle-là même qui assure réserver aux internautes les poursuites qui s’imposent en attisant le feu du boycott.

Les Marocains l’ont échappé belle. Si les fameux « cahiers des charges » réservés par le PJD aux médias publics avaient été avalisés, une piste vers le Goulag aura d’ores et déjà été réalisée et entretenue pour enfermer tous ceux qui critiquent le gouvernement. Quel consensus !

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