Les pétards du Nord: Du badaz au THC

Il n’y a qu’au Maroc où l’on s’évertue à inventer la… poudre !
Histoire d’alimenter tous les pétards possibles permettant de rattraper les retards cumulés.
La preuve ? Ce n’est pas dans une fumerie qu’il faudra la chercher.
D’ailleurs, il n’en existe nulle part dans le pays puisque la fumette se réalise, chez nous, souvent à l’air libre.

Et il faut croire que les vapeurs du THC ont fini par s’infiltrer jusqu’au Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Lequel, dans un élan révolutionnaire, vient d’approuver lors de la session de juin un accord de collaboration avec l’université Mohammed V de Rabat pour l’étude des effets thérapeutiques des espèces locales de cannabis.

A défaut de faire mieux, on piste les autres. Surtout lorsqu’on sait que l’herbe qui a fait le bonheur des soixante-huitards aide à supporter la douleur.
Et ce ne sont certainement pas les oncologues qui soutiendraient le contraire. Où du moins, ceux qui affichent un « Open Mind » à toute épreuve.
Un petit joint bien roulé consume, dans son sillage, les spasmes de douleur que les cancéreux supportent difficilement.
Ici bas, on est donc toujours au stade de la recherche.
Alors qu’ailleurs les circuits du développement ont franchi d’autres stades bien avancés. Dommage que l’on n’a pas songé, dès le départ, à associer un ou deux laboratoires pharmaceutiques à l’effort. On aurait certainement gagné en terme de temps, mais aussi en terme d’efficacité.
Certes, la roue tourne. Et même celle du tracteur aiderait à avancer.

Pour défricher l’insondable univers des utilisations du cannabis.
On en trouve dans des breuvages, des bières au cannabis sont déjà légion.
Mais aussi pour caler les estomacs, dans des pizzas. Le cannabis peut se boire et se manger. Sans risque d’altérer l’équilibre.Celui auquel s’accrochent les partisans du tracteur qui surfent sur l’authenticité d’un côté et la modernité de l’autre.
A charge pour le joint d’assurer la…jointure.

On ose dès lors imaginer que le Conseil de la région que pilote Ilyas El Omary n’hésitera point à offrir au pays ce qui lui manque : une tanekhcha au suc de cannabis ou encore du badaz avec un brin de THC.
Avouez que ça fera un tabac chez les touristes qui ne veulent pas perdre le Nord. Et une révolution dans les menus.

On n’ose pas aller plus loin dans les diverses formules « gagnantes » dont on affuble le cannabis.
Allez demander aux patrons du BTP, tous friands de ciments, s’ils adopteraient un jour les briques de cannabis… Au regard de ce qui a déjà été tenté avec l’alpha. Nada !

En attendant, on a de quoi nous pâmer face aux charges, sabre au clair, des ténors du Parti du tracteur… C’est à croire que pour réussir à colmater les fuites, ce vénérable parti manque cruellement de joints. Et dire qu’on est face à des barons !

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