Les résonances au discours royal sur le Sahara: Nouakchott veut trancher alors qu’Alger lambine…
Les résonances au discours royal sur le Sahara: Nouakchott veut trancher alors qu’Alger lambine…

Parmi nos voisins immédiats, les échos au discours royal commémorant la Marche verte n’ont pas manqué de résonner dans les couloirs du pouvoir.
Si Nouakchott adopte une attitude tranchée, Alger, via Ali Benflis, candidat du système pour la présidentielle de décembre, reste assez nuancée.

Surprise ! C’est de Nouakchott que les premiers signes favorables à la proposition marocaine de clore le chapitre du conflit factice autour du dossier saharien ont été émis.

Ismaïl Ahmed Ould Ahmed, chef de la diplomatie mauritanienne, a fait des déclarations on ne peut satisfaisantes à l’issue du conseil de gouvernement hebdomadaire tenu jeudi à Nouakchott.
«La Mauritanie ne peut pas rester confinée dans une posture de spectateur concernant le conflit du Sahara». Mais encore.
Pour le responsable mauritanien, ce changement de ton traduit une autre volonté.
« Nous voulons que ce conflit soit résolu le plus rapidement possible, car le temps est venu de trouver une solution juste et durable, acceptable pour toutes les parties», comme l’a exprimé A. Ould Cheikh Ahmed.
La raison d’une telle démarche qui tranche avec le jeu d’équidistance dans lequel se complaisait jusqu’alors notre voisin méridional, est on ne peut plus claire.
«Ce conflit a causé d’énormes souffrances aux peuples de la région et a entraîné le dysfonctionnement de l’Union du Maghreb».

Autant dire que, toutes proportions gardées, les déclarations du chef de la diplomatie mauritanienne vont dans le sens de l’appel lancé par le Roi.
Dans son discours commémoratif du 44ème anniversaire de la Marche verte, mercredi 6 novembre, le Souverain a invité les nouveaux dirigeants maghrébins, à sortir de «l’immobilisme» chronique au sujet du conflit artificiel créé autour du Sahara, pour redynamiser la construction maghrébine à laquelle aspirent les peuples de la région.

Si le message renvoyé par Nouakchott est pour le moins constructif, depuis Alger, l’esprit d’ouverture dont Ali Benflis a voulu parer son discours à l’endroit du Maroc, ne s’est pas hissé au niveau de celui, plus franc et sans langue de bois, qu’a tenu l’ancien patron du FLN, Amar Saadani.
Pour le SG du parti «Avant-garde des libertés», la normalisation des relations entre Alger et Rabat est tributaire de la mise en place d’une commission mixte maroco-algérienne ayant à charge d’examiner les moyens de remettre à plat toutes les divergences bilatérales.

Dans une interview L’ancien premier ministre algérien (2000-2003) a laissé entendre dans un entretien réservé à la chaîne algérienne «El Bilad» que «les Marocains sont nos frères et nos voisins» et que «les Algériens ne sont ni les ennemis du Maroc, ni les adversaires du peuple marocain».
Déclarations diplomatiques de circonstances ? En tout cas, A. Benflis, en parfait enfant du système, a fait l’économie de la vérité assénée par A. Saadani. Celle qui consiste à déclarer, tout simplement, que le Sahara est marocain. Point final.
Dommage que le propos d’un candidat à la magistrature suprême de l’Algérie n’ait pas été à la hauteur.
Même si on peut mettre ses déclarations dans le panier de celles qui évitent d’insulter l’avenir.

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