Les risques pays établis par la Défense israélienne: La Turquie en fait partie
Les risques pays établis par la Défense israélienne: La Turquie en fait partie

En dépit du maintien des relations diplomatiques entre Tel-Aviv et Ankara, l’armée israélienne a ajouté la Turquie à sa liste de menaces dans son évaluation annuelle pour l’année à venir, au vu de l’agressivité croissante du pays dans la région.

C’est la première fois que les services de renseignement militaires israéliens incluent la Turquie dans leur liste, rapporte le Times of Israel.

Les relations entre Israël et la Turquie sont de plus en plus tendues sous la présidence de Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprime régulièrement contre l’État juif et qui aurait autorisé des groupes palestiniens à opérer librement dans son pays.

Bien que dans son évaluation, qui est présentée aux décideurs israéliens chaque année, l’armée n’envisage pas de confrontation directe avec Ankara à l’horizon 2020, les actions de plus en plus belliqueuses du pays dans la région en ont fait l’un des principaux dangers à surveiller pour l’année à venir.

L’évaluation n’a pas détaillé de menace spécifique de la Turquie envers Israël, mais a plutôt indiqué que les politiques poursuivies par R.T. Erdogan, dont le parti islamiste est allié aux Frères musulmans, étaient à l’origine de ces préoccupations.
Ces questions ne sont pas inhérentes à la perspective de la Turquie et ne survivront pas nécessairement à Erdogan, selon le document.

Au cours des derniers mois, Ankara a intensifié son expansionnisme, menant des opérations militaires dans la Syrie voisine et proposant d’établir un gazoduc vers la Libye, alors que celui-ci violerait probablement les eaux territoriales de la Grèce, alliée d’Israël.

Dans une interview accordée à la Treizième chaîne le mois dernier, le ministre des Affaires étrangères Israel Katz a déclaré que la «position officielle» d’Israël est qu’un tel pipeline turco-libyen serait illégal. «Mais cela ne veut pas dire que nous allons envoyer des cuirassés pour affronter la Turquie», avait-il ajouté.

En octobre, après une invasion turque de la Syrie dans le cadre de la lutte d’Ankara contre les groupes kurdes qui s’y trouvent, l’ambassadeur israélien aux Nations Unies Danny Danon avait déclaré à la réunion mensuelle du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Moyen-Orient que le président ottoman «déstabilise la région par la violence et soutient les organisations terroristes», ajoutant que l’incursion «choquante» de la Turquie en Syrie n’avait rien de surprenant.

D. Danon avait également accusé le chef de l’État turc d’entraîner son pays sur la « voie impérialiste. Il menace les journalistes, persécute les minorités religieuses et promeut l’antisémitisme».

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