Les Rnistes en conclave à El-Jadida: Plus qu’un congrès, une renaissance…

Les Rnistes en conclave à El-Jadida: Plus qu’un congrès, une renaissance…

Promu patron du RNI à l’issue des dernières législatives, Aziz Akhannouch espère une renaissance de la formation politique dont il préside la destinée. Le congrès national qui démarre ce vendredi à El Jadida réussira-t-il à renvoyer une autre image de cette formation libéralo-centriste ? Tout le défi est là. En tout cas, pour le successeur de Salaheddine Mezouar, « C’est ici que tout commence » : il faut changer l’image écornée qui présentait ce parti comme un simple relais de l’administration, assimilé aux formations « cocotte-minute» dont se gaussaient les partis issus du mouvement national. Ce week-end, une nouvelle réorganisation interne sera adoptée lors d’un congrès national. Il faut croire que l’homme d’affaires avisé n’a rien laissé au hasard en prévision de ce rendez-vous de « rupture ». Tout semble avoir été soigneusement préparé pour que le congrès soit novateur. Depuis octobre dernier, et alors que les négociations autour de la majorité gouvernementale piétinaient, le « Boss » de la formation bleue, couleur du Rassemblement symbolisé aussi par la colombe, n’a pas chômé. Il a sillonné le pays et organisé plus de 80 congrès provinciaux. Parallèlement à cette tournée régionale, A. Ahkannouch a doté le RNI d’organisations parallèles de femmes, de jeunes et de corps professionnels. Du jamais vu dans le parti en 40 ans d’existence. Plus, il a profité de l’élan pour faire le ménage au sein du parti en mettant à jour la liste des adhérents. Un effort qui n’est pas apprécié par tous au sein d’une formation qui se cherche une seconde jeunesse. Mais il faut croire que le businessman qui a tenu tête à Abdelilah Benkirane, puis à Saad Eddine El Othmani avec lequel il a négocié le ticket de la participation au gouvernement, ne manque pas de ressources pour faire avancer le schmilblick. Quitte à être poursuivi en justice par quelques caciques qui n’apprécient pas les méthodes du nouveau leader du RNI. Pour redonner vie à une formation née en 1977, le temps est aux ruptures. Et le congrès en est la preuve puisqu’en 40 ans d’existence, le RNI n’a organisé en tout et pour tout que 6 congrès…
Le congrès réussira-t-il à doter cette formation d’une âme en meublant le vide idéologique qui lui colle à la peau ? Tout l’enjeu est là. Histoire de tenir la dragée haute aux détracteurs qui considèrent le RNI comme un éternel parti d’appoint juste capable de recycler les technocrates appelés à la rescousse pour la gestion des affaires publiques.

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