Les Soudanais ne désarment pas : Ils réclament le départ de Béchir

Au Soudan, les manifestants maintiennent la pression, même s’ils paient pour cela un lourd tribut. En effet, aux dizaines de morts déjà recensés depuis le début de la contestation, on signalera que des hommes cagoulés ont procédé à l’assassinat d’une vingtaine de manifestants à Khartoum.

Rassemblés depuis plusieurs jours devant le QG de l’armée, les protestataires demandent aux militaires des négociations directes en vue de la formation d’un gouvernement de transition, pour remplacer le président Omar el-Béchir. La position récente de l’armée semble les encourager.

Dans un communiqué lu devant plus de 40 000 personnes rassemblées, depuis samedi, sur une place devant le quartier général de l’armée, au centre de Khartoum, une délégation de l’opposition a réitéré son appel au départ du président el-Béchir et de son régime. Fait nouveau lundi : le communiqué demande la création d’un Haut Conseil incluant des représentants de l’armée et des manifestants afin de discuter les formalités de départ du chef de l’État ainsi que l’installation d’un gouvernement de transition qui serait chargé de faire l’intérim.

Un incident a par ailleurs eu lieu à l’aube, lundi matin, sur la place du rassemblement. Il a opposé l’armée, qui essayait de protéger les manifestants, aux forces de sécurité, qui tentaient de les disperser. Un officier a été tué. Dans la soirée, le ministre de la Défense a indiqué que « les forces armées soudanaises comprennent les motifs des manifestations et ne sont pas contre les demandes et les aspirations des citoyens, mais elles ne laisseront pas le pays sombrer dans le chaos ».

Quant au chef d’état-major de l’armée, il  a affirmé que celle-ci « continuait d’obéir à sa responsabilité de protéger les citoyens ».

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