Les tractations PJD-RNI suspendues: L’agenda diplomatique prime sur l’agenda politique

Les tractations PJD-RNI suspendues : L’agenda diplomatique prime sur l’agenda politique
La forte pression de l’agenda diplomatique ne pouvait que venir à bout des atermoiements qui ont marqué l’agenda politique depuis le 7 octobre dernier. En effet, le retour du Maroc à l’Union africaine qui sera consacré fin janvier, à l’occasion du sommet d’Addis-Abeba, éclipse les tractations autour de la constitution de l’Exécutif. Abdelilah Benkirane, chef de gouvernement désigné peut dès lors ranger son frein en attendant des signaux plus encourageant de la part du RNI qui n’entend nullement gouverner à n’importe quel prix. D’ailleurs, Aziz Akhannouch qui fait la tournée des popotes Rnistes dans diverses régions ne semble pas disposé à réviser d’un iota ses conditions de participation : la majorité confortable nécessaire pour la constitution d’un gouvernement fort ne saurait faire l’économie de l’élargissement des tractations au tiercé gagnant que représente le MP, l’USFP et l’UC, partenaires du RNI. Une position inamovible qui permet au leader du RNI de caler son agenda sur celui du Roi qui s’apprête à effectuer une nouvelle tournée africaine devant le conduire en Ethiopie où il participera au sommet de l’Union africaine prévu le 28 janvier, avec des escales en Zambie et au Ghana. Dans ces pays connus pour leurs affinités avec les séparatistes du Polisario, les discussions politiques n’éluderont pas les dossiers de la coopération économique question, la signature de plusieurs accords et conventions étant à l’ordre du jour. Et dans la délégation marocaine composée de plusieurs responsables et dirigeants d’entreprises, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, figure en bonne place. Une présence lourde de significations : la formation du gouvernement attendra des jours meilleurs.
A. Benkirane qui n’a pas réussi à trancher dans le vif au lendemain de la proclamation des résultats des législatives survivra certainement à ce que la littérature du PJD a vite fait de nommer « blocage » politique. Y laissera-t-il des plumes ? La question mérite d’être soulevée à l’heure où l’Istiqlal ne ménage plus ses critiques à l’endroit du leader du PJD désormais tenu pour responsable de l’échec des tractations devant sceller la majorité et faciliter la composition de l’Exécutif. Lorsque les organes de presse s’en mêlent c’est que les sentiments de l’Istiqlal, qui a exprimé son soutien inconditionnel au PJD, y compris en dehors du gouvernement duquel il a accepté finalement d’être éjecté pour faciliter les négociations, peuvent changer. Ce qui apporte l’eau au moulin du RNI dont la considération de l’Istiqlal ne dépasse pas le seuil du perfide Albion. La donne est-elle pour autant sur le point de changer ? Nombre d’observateurs restent dans l’expectative, le dossier saharo-africain primant sur toute autre considération.

 


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