L’Iran riposte en ciblant deux bases US en Irak Les missiles de la vengeance…
L’Iran riposte en ciblant deux bases US en Irak Les missiles de la vengeance…

Les tirs de missiles nocturnes menés contre des bases américaines en Irak ont été revendiqués par le corps des Gardiens de la révolution islamique, selon la chaîne Press TV.
Il s’agit d’un acte destiné à venger Qassem Soleimani, général assassiné dans la nuit du 2 au 3 janvier par les États-Unis.
La peur est-elle entrain de changer de camp?

Téhéran n’a pas tardé à revendiquer l’essaim de missiles qui se sont abattus dans la nuit du 7 au 8 janvier sur deux bases militaires US en Irak.
Si Washington a pu «couper la main» du général Qassem Soleimani, la «jambe» des États-Unis dans la région sera coupée en retour, a souligné le Président iranien Hassan Rohani en commentant cette double frappe intervenue à l’heure précise durant laquelle les drones US avaient ciblé le convoi du général Qassem Soleimani près de l’aéroport de Bagdad.

Il y a lieu de rappeler que dans la nuit du 2 au 3 janvier, les Américains ont mené des raids aériens près de l’aéroport de Bagdad qui a débouché sur le meurtre d’Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux des Hachd al-Chaabi, et du général iranien Qassem Soleimani commandant de la Force Al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution. Alors que fin décembre, d’autres frappes US avaient ciblé le mouvement chiite irakien Kataeb Hezbollah en Syrie et en Irak, en riposte à l’attaque d’une base près de la ville de Kirkouk. L’attaque US a fait 25 morts.
Bagdad a dénoncé l’opération qui représente une violation de sa souveraineté alors que Téhéran a promis de riposter.

Le Pentagone a confirmé les frappes, précisant que 12 missiles balistiques avaient visé des sites abritant des militaires américains et ceux de la coalition.
Selon le bilan provisoire, ces frappes ont coûté la vie à au moins 80 personnes.
D’après la télévision publique iranienne, 15 missiles ont été tirés et aucun d’eux n’a été intercepté.

Le Président américain a vanté la puissance de l’armée de son pays et l’a qualifiée de «mieux équipée au monde» en réagissant aux frappes nocturnes menées par Téhéran. Selon Donald Trump, «jusqu’ici, tout va bien!».
En promettant de faire une déclaration dans la matinée du 8 janvier, D. Trump a assuré que tout allait «bien».
«Tout va bien! […] L’évaluation des dégâts et des victimes est en cours. Jusqu’ici, tout va bien. Nous avons l’armée la plus puissante et la mieux équipée au monde, de loin. Je ferai une déclaration demain matin», a écrit le chef de l’État américain sur Twitter.

Les responsables iraniens, civils comme militaires, se sont relayés pour promettre le pire à tout pays régional à partir duquel les forces US pourraient être mobilisées pour riposter militairement à cette frappe iranienne qualifiée de simple «gifle» à l’arrogant Oncle Sam. Lequel est tout simplement prié de plier bagage de la région pour éviter d’autres processions de cercueils vers les USA.

Ayatollah Khamenaie qui présidait une cérémonie d’hommage à la mémoire de Q. Suleimani faisait ainsi écho au discours prononcé quelques jours plutôt par Hassan Narsullah depuis le Liban.
Ce dernier a pressé les Américains de choisir entre le départ volontaire, auquel cas les soldats US se replieraient de la région à la verticale, sans quoi, c’est en position horizontale que seront boutés les éléments de la force expéditionnaire US, sous les coups de la résistance plus mobilisée que jamais à en découdre.
«Nous conseillons au peuple américain de rappeler les troupes américaines (déployées dans la) région afin d’éviter de nouvelles pertes et de ne pas permettre que la vie de ses soldats soit davantage menacée par la haine toujours croissante du régime» américain, ont écrit les Gardiens de la Révolution iraniens dans un communiqué.

Plus, nombreux ont été les responsables iraniens à rappeler à Washington qu’en cas d’agression contre l’Iran, c’est «ce qu’ils ont de cher» dans la région qui sera anéanti. Ce qui renvoie, CQFD, à Israël.
Si Benyamin Netanyahu a cherché à renvoyer dos-à-dos Américains et Iraniens, après l’épisode de l’assassinat de Q. Suleimani, ennemi juré d’Israël, il faut croire que le responsable israélien qui semblait «dégonflé» a retrouvé la faculté de la parole menaçante. Commentant les frappes iraniennes sur des bases américaines en Irak, le Premier ministre israélien a prévenu Téhéran contre toute attaque visant l’État hébreu.
Selon lui, la riposte sera «retentissante».
Pour B. Netanyahu, «quiconque nous attaque recevra une riposte retentissante».
Plus, a qualifié Q. Soleimani de «terroriste en chef» et «d’architecte» de la «campagne de terreur» au Moyen-Orient, et s’est dit solidaire des États-Unis lors d’une conférence à Al-Qods, en présence de l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman.

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