L’Iran, une menace balistique « globale » : Washington en fait grand cas

L’Iran, une menace balistique « globale » Washington en fait grand cas
L’Iran, une menace balistique « globale » Washington en fait grand cas

Les Etats-Unis ont « dévoilé » jeudi de nouvelles armes présentées comme des « preuves de la prolifération de missiles iraniens », et ont mis en garde contre la « menace » croissante que représente à leurs yeux l’Iran au Moyen-Orient.

Dans la base militaire d’Anacostia, à Washington, le représentant spécial de la diplomatie américaine pour l’Iran, Brian Hook, a tenu une conférence de presse au milieu de plusieurs roquettes, drones et autres fusils, là où le gouvernement américain avait déjà présenté il y a près d’un an les débris d’un missile iranien tiré, selon lui, par les rebelles houthis du Yémen vers l’Arabie saoudite. « Le soutien de l’Iran aux combattants houthis s’est accru » depuis un an, tout comme « l’inventaire dans cet étalage », a assuré le diplomate.

Au coeur de la présentation, un missile sol-air Sayyad-2C intercepté selon le Pentagone par les Saoudiens au Yémen, ainsi que des missiles guidés antichar fournis par Téhéran aux talibans afghans et saisis par l’armée afghane à Kandahar, toujours d’après Washington. Un drone Shahed 123 était également visible, ainsi que plusieurs autres armes fournies aux Etats-Unis par les autorités de Bahreïn.

Ces armes « illustrent l’étendue du rôle destructeur de l’Iran dans la région », a martelé Brian Hook en dénonçant « l’engagement constant de l’Iran à mettre toujours davantage d’armes entre les mains d’un nombre toujours plus important de milices alliées ». « La menace iranienne grandit et les risques d’escalade dans la région s’accumulent », a-t-il insisté.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont diabolisé la République islamique pour se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 sous la présidence de Barack Obama. Depuis, ils ont imposé des sanctions très sévères pour faire plier Téhéran. L’administration Trump organise régulièrement des présentations pour prendre à témoin l’opinion de ce qu’elle considère être le rôle « déstabilisateur » de l’Iran.

Brian Hook a ainsi profité de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre à New York pour donner la parole devant les médias à d’anciens « prisonniers politiques » iraniens, et pour publier un rapport qui liste les « mauvais » comportements de Téhéran, dont une étonnante référence à la « destruction de l’environnement ».

Jeudi, l’émissaire a mis l’accent sur la nécessité de résoudre les conflits au Moyen-Orient, et notamment au Yémen, au moment où des pourparlers de paix s’esquissent pour début décembre.

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