L’IRESEN fait le plein de projets durables: La course à la R&D

S’il est un acteur appelé à traduire en projets de recherche et de développement la stratégie nationale des énergies renouvelables, c’est bien de l’’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN) qu’il s’agit. Au carrefour du pilotage de projets de recherche, cet institut veille à la réalisation et au financement de tout projet jugé porteur. En impliquant une kyrielle d’Universités et d’acteurs privés.

Nombreuses sont les réalisations à l’actif d’un établissement qui remplit le rôle de véritable hub vers lequel convergent les efforts locaux e matière de recherche et développement. Tout en prenant soin d’assurer le linkage nécessaire pour l’adoption du know-how développé ailleurs dans le cadre de tout transfert de savoir-faire. Parmi les réalisations que l’IRESEN pourrait fièrement arborer est le projet
« Coldsun » en faveur d’un habitat peu énergivore. Il s’agit d’une solution de climatisation innovante de 200 KW utilisant un champ solaire de type Fresnel localement développé. Pour ce projet dans lequel plusieurs partenaires interviennent, avec un budget de 6,8 MDH (dont 4,9 MDH financés par l’Iresen), les objectifs visés intègrent la logique du développement durable. Car ledit projet qui présente un grand potentiel d’intégration locale offre de l’énergie renouvelable la moins chère et un potentiel d’économie d’un millions de TEP et 3,7 millions de t de CO2. Un autre projet mixant solaire et biomasse pour eau chaude et chauffage des hammams (5,3 MDH dont près de 50% financés par l’Iresen) engendre un potentiel d’économie de 5 Mt de bois énergie par an (et 20 Mt de CO2). Toujours dans l’habitat, un projet de micro-grid intelligent a été retenu pour Tafraouet avec un coût de plus de 6 MDH dont plus de la moitié assurée par l’Iresen. Il s’agit d’une architecture énergétique locale innovante et réplicable intégrant photovoltaïque et thermique dans el but de réduire la facture énergétique de 70% et les émissions de CO2.
Dans l’énergie et l’eau, le projet Aquasolar, couplant solaire et dessalement de l’eau (avec un coût de 5 MDH en majorité financé par l’Iresen), vise garantir à certaines régions du pays isolées les besoins exprimés en eau et en électricité via des techniques optimisant le rendement et les coût tout en préservant l’environnement. Dans la production d’énergie, un système décentralisé hybride (solaire et biomasse) de cogénération sera décliné en trois prototypes, le tout financé par la commission européenne (5,7 M d’euros outre l’implication de l’Iresen 500.000 euros). Dans l’agriculture, deux projets ont été ciblés. D’abord, la conception d’un séchoir solaire hybride autonome et intelligent qui est promu via un investissement global de 2,6 MDH (dont 1,9 revenant à l’Iresen. Ensuite, c’est un projet destiné à la climatisation des fermes avicoles, via le solaire, qui a été retenu, avec un investissement global de 3 MDH (dont 2,4 MDH pour l’Iresen). Nul besoin de rappeler, à ce sujet, les dégâts que les garndes chaleurs occasionnent à l’aviculture.
Dans le volet industriel, trois projets ont bénéficié de l’implication de l’Iresen. D’abord, il y a le développement d’un procédé de séchage flash solaire des phosphates, avec un budget de 6,4 MDH (dont 3,7 MDH mobilisés par l’Iresen). L’objectif est de munir le séchoir-flash dont voudrait se doter l’OCP en une unité pilote pour alimentation en énergie solaire. Ce projet sera mis à profit par l’OCP pour la mise en place d’une installation pour le séchage des phosphates. Cette unité de traitement de 8000t/j permettra des économies en fioul de 100 MDH par an. Ensuite, il s’agit du développement de procédés de rafraichissement solaire via une installation de production d’eau glacée à absorption alimentée par l’eau chaude solaire (3,5 MDH dont 2,3 MDH de l’Iresen). Si l’outil expérimental permettra aux ingénieurs de se familiariser avec la clim solaire, le prototype pourra être commercialisé. Enfin, l’Iresen est impliqué dans un projet pour le maintien en chauffe, grâce aux panneaux solaires à haute énergie, d’un stockage de bitume (avec un coût de 4,5 MDH dont 2,6 MDH revenant à l’Iresen). Le projet pilote (portant le chaffage d’un stock de 80 t de bitume à 150°) vise à développer une technologie nouvelle exportable en Afrique. Et last but not least, l’Iresen entend rester dans le vent en développant la recherche dans la mobilité verte avec des véhicules électriques à Benguérir. Avec pour objectifs de développer la recherche liée au stockage et à la durée de vie des batteries et de mettre en place des modèles d’impact socio-économique de la mobilité verte dans le pays. Et de fil en aiguille, l’Iresen ne pouvait pas passer à côté d’un projet aussi ambitieux de bornes de recharge électrique solaire. Pour ce projet de près de 2,3 MDH (dont plus de 50% revenant à l’Iresen), set recharge électrique solaire. Qui dit mieux!

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