l’Istiqlal échappe à la bérézina: Pour de bon?

l’Istiqlal échappe à la bérézina: Pour de bon?
Au sein de l’Istiqlal, les cadors semblent décidés à enterrer la hache de guerre. Et à fumer le calumet de la paix. Qu’est-ce qui explique ce retournement de situation qui intervient in extremis pour éviter à la famille istiqlalienne de subir les fourches caudines de l’éclatement ? Vraisemblablement, l’appel à la raison lancé par Abdelouahed El Fassi, leader du mouvement « Sans répit » aura fini par avoir… raison des appétits démesurés et des uns et des autres. Et pour sceller l’armistice, c’est chez mardi 11 avril dans l’après-midi, Bouamar Taghouane, à Rabat, que la réunion de la dernière chance entre Hamid Chabat et Hamdi Ould Rachid, sous la houlette de Abdelouahed Fassi dans le rôle du conciliateur, a eu lieu mardi après-midi.
Après de longues heures de conciliabules, les parties qui s’écharpaient hier encore ont convenu de mesures susceptibles d’empêcher la bérézina. Ainsi, annulation a été faite des deux convocations concurrentes de conseil national prévues samedi 15 avril. Le germe de la division a été endigué. Et la coordination des actions du parti à venir ont même été déclinées avec l’assentiment des frères ennemis d’hier. Ainsi, un congrès extraordinaire a été convoqué pour examiner deux points conflictuels, à savoir la modification de l’article 54 des statuts pour ouvrir les candidatures au poste de secrétaire général et la modification de l’article 91 relatif à la composition du comité préparatoire du congrès ordinaire. H. Chabat et ses partisans ont donc été forcés d’ajouter de l’eau à leur vin. C’est ce qui a permis de passer au point suivant, à savoir la convocation d’un comité exécutif pour le jeudi 13 avril, sous la présidence de Hamid Chabat, pour annoncer la réconciliation générale et la réintégration des membres « suspendus » depuis le dernier congrès, dont Toufiq Hejira.
Dans la forme, tout indique que les choses sont revenues à leur cour normal. Mais dans le fond, la question de la succession de H. Chabit, poussé vers la sortie de diverses façons, n’a pas été tranchée de manière franche. Ce qui soulève bien des interrogations sur la capacité des aficionados du S.G donné pour sortant à se remobiliser autour de leur chef pour faire bloc contre tout changement apparenté à un « parchutage ». L’Istiqlal est-il sorti de la zone de danger pour autant ? Rien n’est moins sûr. D’autant que ceux qui connaissent H. Chabat savent combien le syndicalistes en lui reste versatile.

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