Lorsque Molière déchire le PJD : A. Benkirane charge son successeur

Lorsque Molière déchire le PJD : A. Benkirane charge son successeur
Lorsque Molière déchire le PJD : A. Benkirane charge son successeur

Saâd Eddine El Othmani passe pour un hérétique aux yeux d’Abdelilah Benkirane, ex-chef du gouvernement et ex-patron du PJD. Nommément, il l’attaque bille en tête pour avoir accepté le consensus de la majorité pour l’enseignement des matières scientifiques et techniques dans des langues étrangères. Aux yeux d’A. Benkirane, le PJD devait rester fidèle à sa ligne de conduite, consistant à défendre la langue arabe.

«Laissez les autres partis voter cette loi puisqu’ils prétendent être majoritaires, mais restez fidèles aux principes de base qui nous unissent», lance-t-il à qui veut l’entendre via une vidéo diffusée dimanche. « Je le jure par Dieu que, si j’étais encore au gouvernement, je n’aurais jamais autorisé l’enseignement en langue française!», lance-t-il de prime abord.

Cette nouvelle sortie intervient la veille de l’ouverture d’une session extraordinaire du Parlement qui devra examiner et adopter le projet de loi-cadre relatif à la réforme de l’Education et qui prévoit l’enseignement des matières scientifiques et techniques dans les langues étrangères.

«Driss Azami, le président du groupe parlementaire [du PJD, Ndlr], est un ami qui a remplacé pour moi Abdellah Baha [ancien leader et ministre issu du PJD, décédé en 2014 dans un accident ferroviaire, Ndlr], mais là, je ne suis plus d’accord avec lui. Et c’est aussi valable pour Saâd Eddine El Othmani», a-t-il poursuivi. Avant d’enfoncer le clou. «Si tu quittes maintenant, tu partiras la tête haute», a-t-il lancé à l’adresse de son successeur qui, selon lui, ne doit pas sacrifier les principes du parti pour se maintenir à la présidence du gouvernement.

«Si le Parlement et le gouvernement doivent partir, eh bien bon débarras!», tonne-t-il.

L’ex-patron du PJD affirme qu’il n’a rien contre la langue française, mais qu’il faut faire attention à ce qu’il appelle «l’hégémonie de l’ancienne puissance coloniale» et des «lobbies» qui gravitent autour.

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