Lorsqu’un « faiseur de rois » chute…

Illuminé pour les uns, illustre faussaire pour d’autres, Ilyas El Omari dont l’ascension politique a été des plus fulgurantes depuis le séisme d’Al-Hoceima, quitte la scène sur la pointe des pieds.
L’homme « fort » du PAM qui a raté la moisson des dernières électorales face à la puissante machine « islamiste » et choisi de se réfugier dans la Région de Tanger-Tétouan -Al Hoceima, n’aura finalement pas réussi son atterrissage politique.

Décrié par les édiles de la Région qu’il s’acharna à isoler, il a opté pour la seule issue de secours que son triste sort politico-mondain lui a réservé : la démission !
Mais est-ce suffisant pour la mise en bière d’une carrière politique des plus clivantes à laquelle s’accrochait un prétendu « militant » de la cause progressiste dont le nom a souvent été cité, ailleurs, dans la nomenclature des puissants narcotrafiquants de l’espace rifain ?

L’heure des comptes, à solder, pourrait avoir enfin sonné pour cet « édile » qui a su naviguer entre les gouttes lorsque l’orageuse colère royale n’a pas épargné le landernau politico-administratif à l’origine du blocage du projet «Al-Hoceima, Manarat al Moutawassit».
Se sortir par le haut lorsque la colère du Rif a marqué les annales de la contestation socio-politique.
De cette démission, tout doit être dit et décortiqué. Et le principe sacro-saint de la reddition des comptes doit être appliqué au cas El Omari qui a défrayé la chronique depuis qu’il a été assimilé par ses détracteurs, comme par ses thuriféraires, à un « faiseur de rois » qui se la joue sur l’échiquier politique national.
Que n’a-t-on pas collé au blouson de ce fieffé arriviste lorsqu’il s’agissait de bien des nominations à des postes jugés sensibles au sein de l’Etat !
Osera-t-on purger, une bonne fois pour toute, ce kyste qui a contribué grandement à l’émiettement de la scène politique nationale en favorisant l’éclosion de courants ravageurs alimentés par le clientélisme étroit et la corruption des élites ?
Ou, a contrario, lui laissera-t-on la bride assez lâche pour qu’il puisse, lui aussi, prendre le chemin de l’exil, comme l’a fait son frère de sang désormais réfugié en Espagne ?

Assurément, le Rif mérite mieux qu’une camarilla de corrupteurs dans l’âme qui se fait des nouilles en or massif sur le dos de la misère d’une majorité qui a osé sortir de son silence…
En somme, lorsque le vin est tiré, il faut le boire… Jusqu’à la lie !

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