M. Ramid, l’avocat du Diable: Un pied dedans et l’autre… baladeur !

Il y a de ces séquences politiques qui donnent le tournis au meilleur des observateurs de la scène partisane sous nos latitudes.
La preuve nous est fournie, sans grande peine, par Mustapha Ramid, un des cadors dit-on du PJD.
Ministre d’Etat chargé des droits de l’homme, il ne rechigne pas à jeter sa casquette officielle aux orties lorsque ça l’arrange.

Lors d’une rencontre partisane organisée le week-end dernier, il n’a pas hésité à charger ses collègues de l’Enseignement et de la Santé pour avoir succombé aux « ordres venus d’en haut » pour descendre en flammes l’Association Al-Adl Wal Ihssane, cet Objet politique non identifié qui pollue la scène sociale.

Il faut reconnaître que les ministres en question, incapables qu’ils sont de gérer au mieux la crise ouverte avec les étudiants en médecine, ont vite fait de reporter leur échec sur les manœuvres ourdies par les militants de ladite association islamiste.
Du coup, ils ont procédé à la mise à l’écart de trois enseignants jugés complices dans l’alimentation de la tension qui sourd dans les facs de médecine. Et commencé à menacer les étudiants du pire si jamais ils ne reviendraient pas sur leur décision consistant en un boycott des examens. Les deux ministres auraient pu trouver mieux…
Surtout lorsqu’on sait que dans les branches scientifiques, le taux de barbes et de kamis, visibles à l’œil nu, est des plus effarants.
Ce qui doit inciter à revoir de fond en comble le système éducatif qui non seulement livre des chômeurs en bout de course, mais contribue à faire du pays un producteur net de djihadistes.

Il ne faut pas s’étonner dès lors si jamais demain la théorie qui assure que la terre ronde ne soit remise en cause ! Surtout que l’on privilégie toujours, y compris au niveau des Habous, d’investir toujours plus dans les mosquées plus que dans les endroits où le recyclage du savoir est nécessaire pour en découdre avec le sous-développement ambiant.

Mais revenons à notre « frère » Ramid et osons lire dans sa prétendue prouesse politique devant les militants est cadres du PJD. Ce qui lui a fait mal, ce n’est pas tant « la diabolisation» d’Al-Adl par le pouvoir… Mais plutôt la perte sèche essuyée par le PJD, chef de la majorité aux affaires, devant les coups sataniques qui lui sont portés par ses toujours frères adlistes. En surfant sur la colère des masses, c’est Al-Adl qui réussit à damer le pion à son vieux rival Pjidiste. Les ministres mis à l‘index ne servant que d’une courroie de transmission capable de minorer davantage le PJD sur la scène politique.
Me Ramid, de grâce, dites-nous vers où vous positionnez-vous ? Dedans ou hors institutions ?

Car en étant dedans, on ne vous a pas vu des masses, Monsieur le ministre des Droits humains, monter au créneau pour dénoncer l’usage disproportionné de la force brute contre les manifestants qu’ils soient du côté des médecins ou du côté des enseignants « intérimaires ».

Et même lorsque vous êtes dehors, vous n’hésitez pas à vous à agir en liberticide en osant vous attaquer à un site d’information qui a cru vous avoir débusqué dans une boite de Rabat. Pourquoi les trainer en justice et insister pour les faires trinquer alors qu’il vous aurait suffi de leur envoyer une mise au point ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.