M. Ramid, un ministre de la Justice « rancunier » M. El Hini privé de sa robe d’avocat ?

M. Ramid, un ministre de la Justice « rancunier » M. El Hini privé de sa robe d’avocat ?
Voulant tourner la page de sa révocation en tant que substitut du procureur de Kénitra, le juge Mohammed El Hini met, depuis des mois, les mains et les pieds pour pouvoir continuer son parcours dans les couloirs de la justice, mais cette fois, en tant qu’avocat. Une ambition légitime qui se heurte à chaque fois, selon lui, à « la rancune » du ministre de la Justice Mustapha Ramid qui serait actuellement en train d’exercer des pressions sur l’instance qui devra statuer mercredi sur l’acceptation de l’inscription de M. El Hini au Barreau de Tétouan.
La fin de la bataille qui oppose le juge révoqué M. El Hini au ministre de la Justice et des Libertés n’est pas pour demain. Ayant débuté sur le champ de la liberté du pouvoir judiciaire et des projets de loi que le ministre avait proposés dans le cadre de la réforme de la Justice, l’affrontement entre les deux hommes tourne à l’affaire personnelle depuis la révocation du juge. Le ministre devant se placer au-dessus de toute considération personnelle ne cache pas son acharnement contre El Hini jusqu’au point de déclarer à un quotidien arabophone de la place qu’« El Hini a une maladie qui s’appelle Ramid ». D’après des sources judiciaires M.Ramid est intervenu à deux reprises pour empêcher El Hini d’accéder à la profession d’avocat. Celui-ci avait, pour rappel, déposé sa candidature en mars dernier au barreau de Rabat. Une demande qui a été refusée pour les raisons que le « juge des chômeurs » n’a pas voulu détailler pour ne pas se heurter à la corporation à laquelle il entend se rallier. Quelques mois après, M.El Hini a tenté sa chance auprès du Barreau de Tétouan. Une inscription qui n’aurait pas été du goût du ministre qui serait, selon El Hini, en train de mettre tout son poids pour l’empêcher. C’est dans ce cadre qu’intervient le sit-in d’aujourd’hui qu’organise l’ancien Conseiller. Après qu’il a su que le ministre de la Justice et des libertés, Mustapha Ramid, exerce des pressions sur le procureur général de Tétouan et sur le premier président de la Chambre d’appel, le juge révoqué s’est dépêché d’organiser un sit-in devant le siège du ministère de la Justice à Rabat. « C’est la seule manière qui reste devant moi pour faire face aux abus du ministre », a-t-il déclaré. Menaçant d’étendre ses formes de protestation à une grève de la faim, M. El Hini s’est adressé directement au Souverain pour qu’il mette fin aux préjudices causés par le ministre de tutelle. D’après lui, le ministre de la Justice « a de nouveau commencé à faire de la pression sur la commission devant statuer sur l’acceptation de son inscription, mercredi prochain, à travers le parquet, dont il est le président, pour interjeter son inscription ».
Pour rappel, cette éventualité n’a pas lieu d’être si l’on se rappelle que le ministre de la Justice et des Libertés, Mustapha Ramid, lui-même avocat, s’était engagé devant la presse (conférence dédiée à la présentation du bilan de son département) à ne pas intervenir à l’encontre de son ennemi juré. M. Ramid avait indiqué que « le juge révoqué -sans le nommer- peut désormais jouir de sa liberté d’expression sans aucune contrainte ou devoir de réserve

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