Marches pour le climat Alertes avant la COP 25 de Madrid
Marches pour le climat Alertes avant la COP 25 de Madrid

Des manifestations pour le climat doivent avoir lieu, un peu partout dans le monde, vendredi 29 novembre.
Le coup d’envoi a été donné en Australie, à Sydney, enveloppée dans un épais nuage de fumée toxique lié aux incendies qui ravagent la côte est du pays.

Des centaines de personnes, parmi lesquelles des écoliers, ont ainsi répondu au nouvel appel lancé par la jeune militante suédoise Greta Thnuberg.
Scandant des « nous nous lèverons », les manifestants ont brandi des pancartes dont plusieurs indiquent « Tu brûles notre avenir ».
Ils se sont notamment rassemblés devant le siège du parti conservateur au pouvoir, accusé de minimiser la menace du réchauffement climatique.
Le Premier ministre Scott Morrison a en effet rejeté avec colère tout lien entre ces incendies et le changement climatique.
Son gouvernement est un ardent défenseur de la très puissante et lucrative industrie minière australienne.

D’autres manifestations sont attendues à Melbourne, Brisbane, ainsi que dans de nombreuses autres grandes villes à travers la planète.
Le mois dernier, des millions de personnes ont manifesté à travers le monde dans le cadre de l’appel à la grève pour le climat.
Cette nouvelle vague de manifestations intervient à la veille du sommet international sur le climat (COP25) qui s’ouvrira le 2 décembre à Madrid.

En attendant, les scientifiques sont unanimes à souligner l’urgence climatique.
« Il y a une décennie, nous avons identifié une série de points de non-retour potentiels dans le système terrestre. Les politiciens, les économistes et même quelques scientifiques refusaient de croire qu’ils puissent un jour être atteints. Pourtant aujourd’hui, nous avons la preuve que plus de la moitié d’entre eux ont été dépassés. »
Tel est le constat que partagent des chercheurs dans la revue Nature échaudés à l’idée de comptabiliser les dégâts du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Comme c’est le cas pour les émissions de gaz à effet de serre, les pressions augmentent et continuent à s’élever au-delà de niveaux déjà sans précédent.
« Mais nous devons aussi reconnaître que nous avons sous-estimé les risques », souligne Johan Rockström, directeur de l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam (Allemagne).
Ceux d’une Terre qui finalement semble « autoamplifier » son réchauffement. Et pour définir à quel point, les chercheurs devront encore travailler dur.

Par le passé, les experts pensaient ainsi que pour mettre en danger notre planète, il faudrait atteindre une température de 5 °C supérieure aux moyennes préindustrielles.
Ils ont, depuis, revu leur copie.
Ils estiment désormais qu’un réchauffement de 1 à 2 °C serait suffisant pour provoquer une cascade de catastrophes.
Or la température globale est aujourd’hui déjà de 1,1 °C supérieure aux moyennes préindustrielles. Et il est probable que la Terre franchira la barre des +1,5 °C dès 2030.

Il n’y a, de toute évidence, plus de temps à perdre pour déclarer un état d’urgence planétaire.
Car, à en croire les chercheurs, le réchauffement climatique menace désormais l’existence même des civilisations humaines.
Dressant la liste des effets du changement climatique qui pourraient d’ores et déjà être irréversibles, ils évoquent la fonte de la calotte glaciaire antarctique et la disparition du permafrost arctique qui pourraient provoquer une montée du niveau de la mer de dix mètres.
La disparition de larges pans de forêts boréales et de la forêt amazonienne, également, qui entraîne une libération supplémentaire de CO2 dans l’atmosphère. Mais aussi le blanchiment des coraux ou encore le ralentissement du Gulf Stream.

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