Marine algérienne: La quête inlassable de suprématie

Marine algérienne La quête inlassable de suprématie
Marine algérienne La quête inlassable de suprématie

La marine algérienne pourrait prendre la décision d’équiper ses frégates Meko A-200 de missiles supersoniques BrahMos ou Club, suite la divulgation de données techniques sensibles concernant le missile RBS-15 suédois, avec lequel ces navires sont équipés actuellement.

Les fuites en question ont été publiées par le journal suédois Aftonbladet il y’a une dizaine de jours, selon Menadefense. Elles concernent «les données techniques la vitesse, les angles d’évolution et les charges du missile RBS-15, qui est actuellement en service en Algérie, en Allemagne, en Finlande, en Pologne et en Suède sous ses différentes variantes, dont les plus anciennes datent des années 80», a précisé le site d’information.

Le danger que ces révélations font peser sur les capacités balistiques de ces navires de guerres algériens réside dans le fait «qu’avoir accès aux gammes de fréquences du système de guidage du missile, de la signature radar ou thermique, peut permettre de développer des contre-mesures le rendant [le missile RBS-15, ndlr] complètement inefficace». Le RBS-15 MKIII utilisé par les Meko A-200, qui souffre déjà du fait qu’il est subsonique, risque de ne pas satisfaire les besoins des forces navales algériennes, surtout si l’on ajoute la performance très mitigée des missiles chinois C802 utilisés sur les corvettes C28A de fabrication chinoise, a souligné le site d’information.

Selon Menadefense, la possibilité qui s’offre à la marine algérienne pour remédier à ces problèmes serait «d’équiper les deux types de navires [Meko A-200 et C28A, ndlr] de systèmes russes supersoniques BrahMos ou Club, ou bien de généraliser à des fins de standardisation l’utilisation des missiles Club dans leurs versions sous-marines, Club-S, ou en containers, Club-K».

Pour rappel,  le BrahMos a été créé par l’entreprise mixte russo-indienne  sur la base du missile russe P-800 Oniks (version export: Yakhont). Le système Club est la version export des célèbres missiles Kalibr, la marine algérienne en a déjà équipé ses sous-marins de classe Kilo.

Par ailleurs, le même site signale que la flotte de l’armée algérienne sera renforcée par quatre corvettes russes dernier cri du projet 22160. La première lui sera livrée et elle en construira trois par elle-même, conformément à un accord de transfert de technologie avec le partenaire russe.

En effet, son choix, après une dizaine d’années d’études, s’est porté sur le projet 22160 russe, dont elle a conclu un contrat d’achat de quatre navires. Le premier est déjà en construction à Zelenodolsk, en Russie, et les trois autres seront, quant à eux, construits en Algérie dans le cadre d’un accord de transfert de technologie, relatent le 20 avril 2018.

Selon le site d’information, le  «projet 22160 est décrit par les experts internationaux, comme un navire ayant un concept révolutionnaire qui offre dans un design complètement furtif et très compact, la puissance de feu de navires de grande capacité». Ce batiment selon Menadefense, est plus grand que «le Buyan M qui est connu pour avoir tiré des missiles Kalibr-NK sur des cibles en Syrie à partir de la mer Caspienne».

Le modèle que la marine algérienne a choisi conformément à ses besoins spécifiques «comprend des silos verticaux de lancement pour huit missiles Klub K d’une portée de 300 km vers des cibles à l’intérieur des terres, et 250 contre des cibles navales. En plus d’un canon de 76 mm AK176, [il est équipé d’, ndlr] un système de défense anti-aérien Palma, comprenant 10 missiles Igla et deux canons rotatifs. Enfin, il dispose de deux lance-grenades anti sous-marins DP-65».

Concernant les capacités de navigation et de détection, les bâtiments du projet 22160 contiennent «un radar Pal-N1 de navigation et un Pozitiv ME1 qui détecte des cibles jusqu’à 250 km de distance. Deux sonars, Pallada et Vinyetka-EM, lui permettent d’identifier, de manière passive, des cibles de surface, sur des distances allant jusqu’à 100 km, ou sous-marines, les torpilles y compris, sur des distances de 30 km».

L’autre avantage déterminant que le navire offre en plus de sa puissance de feu est le fait qu’il est capable de «se transformer en navire espion grâce à son design furtif et son brouillage. Il peut en effet effectuer des missions de reconnaissance optique et électronique, d’interception de signaux et de communications et de désignation de cibles au sol». En plus du fait «qu’il dispose à l’arrière d’un pont d’envol pour un petit hélicoptère, ce qui lui donne des capacités anti sous-marines accrues, de recherche et de sauvetage», a souligné le site d’information.

Des navires du projet 22160 ont déjà été engagés dans le groupe de combat naval russe déployé au large des côtes de la Syrie, rappelle Menadefense, en soulignant que «c’est la première fois que la Russie propose un transfert de technologie concernant la construction d’un navire de cette importance».

 

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