MBS quitte Nouakchott pour Alger: Une tournée maghrébine rythmée par les protestations

MBS quitte Nouakchott pour Alger Une tournée maghrébine rythmée par les protestations
MBS quitte Nouakchott pour Alger Une tournée maghrébine rythmée par les protestations

En dépit des protestations exprimées par les étudiants et autres figures de la société civile, Nouakchott n’a pas cherché à contrarier la volonté du prince héritier d’Arabie saoudite ben Salman qui a démarré sa tournée maghrébine par un séjour de quatre heures en Tunisie avant de s’envoler vers Buenos Aires pour prendre part au G-20.

A son retour d’Argentine, c’est avec la Mauritanie qu’il a poursuivi son périple maghrébin qui doit le conduire aussi en Algérie. MBS a donc quitté dimanche Nouakchott où il est resté près de quatre heures au cours desquels il s’est entretenu avec le président mauritanien avant de signer de nouveaux accords de coopération. L’Arabie saoudite est créditée d’être le premier bailleur de fonds de la Mauritanie avec un dépôt de plus de 300 millions de dollars américains placé à la banque centrale depuis 2015. Plus, le royaume wahhabite intervient financièrement dans tous les secteurs vitaux : hydraulique, énergie électrique, élevage, agriculture et infrastructures.

Au chapitre diplomatique, Nouakchott s’est toujours alignée sur les positions saoudiennes. Dans le bras de fer qui oppose Doha et Riyad, la Mauritanie a choisi son camp en rompant ses relations diplomatiques avec le Qatar le 7 juin dernier.

Dans l’affaire du journaliste saoudien assassiné dans le consulat de son pays à Istanbul, Nouakchott a publié régulièrement des communiqués totalement alignés sur les thèses saoudiennes. En matière de lutte contre le terrorisme, Nouakchott et Riyad sont liés par un accord militaire depuis 2017. Il porte sur la formation militaire, l’échange d’informations sécuritaires et l’appui logistique à l’armée mauritanienne.

On signalera que parallèlement à une fronde contre l’arrivée de MBS en Algérie qui s’est particulièrement étendu aux réseaux sociaux, des intellectuels ont rédigé une pétition dans laquelle ils se sont déclarés opposés au séjour de l’homme fort de Riyad. Une colère qui n’a pas empêché l’Algérie officielle de communiquer autour de cette visite qui s’inscrit, relève-t-on, dans le cadre de « la consolidation des relations privilégiées entre les deux pays et peuples frères et permettra de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et de concrétiser des projets de partenariat et d’investissement, en ouvrant de nouvelles perspectives aux hommes d’affaires, en vue d’augmenter le volume d’échange commercial et d’élargir le partenariat économique entre les deux pays ». Elle permettra également de « relancer les différents ateliers bilatéraux issus de la 13ème session de la réunion de la commission mixte algéro-saoudienne, tenue à Riyad en avril dernier et qui a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération » et constituera une « opportunité d’examiner et d’échanger les points de vue sur les questions politiques et économiques arabes et internationales d’intérêt commun, et à leur tête la question palestinienne et les situations dans certains pays frères, outre les évolutions du marché pétrolier ».

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