Mobilité problématique: Des bus électriques pour Casablanca ?

La métropole de Casablanca a mal à ses bus.
Des épaves qui ont fait leur temps ailleurs sont recyclées ici.
Sans souci pour l’environnement, ni égard pour la santé des citoyens, les gestionnaires de la mairie semblent englués dans les vapeurs du sacro-saint « équilibre budgétaire » pour boucler la boucle.
Pourtant, chacun sait que le transport en commun est une rubrique qui ne rapporte pas. Ou du moins, pas des masses. Car pareil service public est rarement déconnecté des subventions.

Aujourd’hui que le débat est engagé pour renouveler le parc des autobus, il est de bon ton de sortir des sentiers battus et de sonder la mobilité comme solution à l’effort collectif de dépollution plutôt que comme vecteur de production de CO2.
Surtout que la capitale économique affiche des records en termes de pollution. Les chiffres communiqués de temps à autre par le fameux LPEE ont de quoi donner le tournis aux édiles.
Si ces derniers n’avaient pour souci que de servir les intérêts des citoyens et non pas ceux, bien compris, des « copains et des coquins ».
Le taux de particules fines que les casablancais inhalent par devers eux-mêmes est plus élevé qu’à Paris, par exemple, où le parc roulant est bien plus imposant.
Pour s’en convaincre, il suffit de souligner que la RATP dispose, à elle seule, de 4.500 bus en circulation.
Bus diesel qui devraient être échangés contre un autre parc aux deux-tiers électrique et le reste carburant au biogaz. Tout cela est prévu à l’horizon 2025. C’est-à-dire demain.

Si la Mairie de Casablanca avait de la suite dans les idées, avec un brin de jugeote, tout renouvellement du parc d’autobus roulant projeté, devrait passer sous les fourches caudines de la durabilité. Et que d’économies à faire !
D’abord, on permettrait aux citadins de respirer un air plus frais et moins pollué. Ce qui se répercutera certainement sur le budget santé (grevé par les maladies respiratoires entre autres).
Ensuite, disposer de bus dont la durée de vie est estimée à quelque 40 ans.
Ce qui permet, à vue d’œil, de compenser et le prix d’achat et les tarifs des billets. Et last but not least, nos vénérables édiles auraient donné un coup de fouet à la charte de l’environnement dont le pays s’est doté. Et agiraient en précurseurs qui feraient des émules ailleurs, y compris pour les bus qui font le ramassage scolaire et tutti quanti…

Y songera-t-on ?

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