Moscou a fait son choix en Libye : K. Haftar à bord du Kouznetsov

Moscou a fait son choix en Libye : K. Haftar à bord du Kouznetsov
En Libye, une rencontre entre des responsables militaires russes et libyens a eu lieu mercredi 11 janvier sur le porte-avions russe Amiral-Kouznetsov. Le navire qui croise en Méditerranée, de retour de Syrie, participera à des manœuvres conjointes russo-libyennes. Un signal fort est ainsi fait au maréchal Khalifa Haftar qui s’est réuni avec des officiers russes hauts gradés au large de Tobrouk. Et commercé, par vidéo-conférence, avec le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. L’enjeu annoncé : combattre le terrorisme au Moyen-Orient. Pour les Russes, le maréchal Haftar est l’homme fort de la Libye avec lequel il faut compter, malgré ses mauvaises relations avec le gouvernement d’unité nationale.
Redescendu sur terre, c’est en chair et en os que le maréchal a rencontré, sur une base militaire de Tobrouk, le chef d’état-major russe, Valéri Guérassimov. L’objet officiel de ces entretiens : combattre le terrorisme au Moyen-Orient. Mais il a été aussi question de mettre fin à l’embargo sur les armes pour la Libye et de formation de l’armée libyenne par la Russie.
Le come-back de la Russie en Méditerranée n’est plus une vue de l’esprit. Et ce n’est pas pour rien que Vladimir Poutine considère le maréchal Haftar désormais, comme l’a souligné le vice-ministre des Affaires étrangères russes, « une figure politique et militaire de première importance » et qu’il est essentiel que les Libyens trouvent un compromis afin de permettre sa participation au nouveau pouvoir.
Dans une récente interview à Bloomberg, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a souhaité que l’émissaire de l’ONU pour la Libye, Martin Kobler, favorise le rapprochement du général avec le gouvernement d’unité nationale afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.
Le général Haftar, qui est aussi soutenu par l’Egypte et les Emirats, aimerait que la Russie lui livre des armes. Mais, « compte tenu de la situation militaire et politique dans le pays, cette idée ne suscite pas beaucoup d’enthousiasme chez nous », explique le ministre, car « on n’est pas convaincu de la capacité du pouvoir à garantir le contrôle de l’utilisation des armes ». La Russie respectera à la lettre la résolution des Nations unies, ajoute le ministre, soulignant toutefois que des exceptions sont prévues à cet embargo.
Les deux partenaires seraient donc disposés à réactiver la coopération technico-militaire. Avant la chute de Kadhafi, un contrat de 5 milliards de dollars avait été signé entre Moscou et Tripoli.

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