Les MRE tentés par la représentativité  : Les enjeux d’un lobbying

Les MRE tentés par la représentativité  : Les enjeux d’un lobbying

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Les travées de la prochaine Chambre des représentants seront-elles marquées par la présence d’élus mandatés par une diaspora qui demande à avoir, elle aussi, droit au chapitre de la construction démocratique ? La question est aussi cruciale que porteuse aux yeux des Marocains du monde. Et ils l’ont fait savoir en revendiquant la pleine jouissance de leurs droits constitutionnels.
A l’approche des élections législatives prévues en octobre, les Marocains résidant à l’étranger (MRE) ne se découragent pas de voir les vents tourner en faveur de leur représentativité pleine et entière au sein de la future instance parlementaire. Une délégation de MRE comprenant des acteurs associatifs responsables des partis politiques nationaux à l’étranger ont fait le déplacement au Maroc pour sensibiliser nombre d’acteurs, publics et privés, sur la cause qu’ils défendent. Rien de plus normal. Et la diaspora marocaine n’est ni monolithique ni a-politique. Elle vient d’en apporter la preuve en montant au créneau pour défendre un droit inaliénable et irréfragable à la représentativité au prochain parlement. Partis politiques, responsables du ministère de l’Intérieur, syndicats représentants des institutions de la bonne gouvernance (CCME, CNDH et CESE), ont ainsi été sensibilisés à cette question jugée cruciale mais souvent éludée pour des motifs jugés approximatifs pour ne pas dire fallacieux. La principale revendication à laquelle une délégation de la diaspora marocaine s’accroche consiste à faire bénéficier les MRE de leur droit consacré : la participation aux prochaines élections législatives devant se dérouler, en principe, le 7 octobre prochain. La délégation dont la coloration politique est marquée du sceau de la pluralité (on y retrouve notamment des militants de l’USFP, du PJD et du PAM) semblai décidée à convaincre ses interlocuteurs et déployait tout un argumentaire solide pour vaincre les réticences des uns et des autres. Le constat élaboré à l’occasion est qu’il y a unanimité quant à la nécessité d’une représentativité des MRE au Parlement. Toutefois, on déplore que « le projet de loi organique N° 20.16, modifiant et complétant la loi organique N° 27.11 relative à la Chambre des représentants, ne se réfère pas aux droits des MRE à la représentation parlementaire, tels qu’ils sont mentionnés dans l’article 17 de la Constitution de 2011 ». Une faille à combler et une injustice à lever. Car, assure la délégation qui exprime les desiderata de la diaspora, l’absence de représentativité au Parlement « ne répond ni aux orientations royales, ni à leurs attentes ».
En attendant de voir les choses évoluer dans le sens souhaité, il faut dire que les modalités de participation des MRE aux derniers scrutins ne semblaient pas satisfaisantes pour les « Marocains du monde». L’effectivité de leur participation telle qu’exigée, aujourd’hui, sous-tend une nette rupture avec la pratique d’antan ; celle qui privilégiait notamment le vote par procuration. Une modalité jugée surannée et dont l’archaïsme contribue dans une large mesure à inhiber la volonté de la diaspora d’intégrer le jeu politique via la participation directe aux épreuves votatives. La preuve en est la faible participation aux précédentes législatives de 2011, le modus operandi n’ayant pas réussi à séduire la majorité des MRE. Pourtant, la participation au référendum sur la nouvelle Constitution, loi suprême qui consacre les droits inaliénables de la diaspora, avait marqué les esprits au vu de la grande affluence constatée au niveau des bureaux de vote montés à l’étranger.
Cap Sud MRE qui a fait tout récemment le déplacement à Rabat pour sensibiliser les responsables sur l’importance de l’intégration de la diaspora dans la vie publique nationale ne manque pas d’arguments à faire valoir auprès de ses vis-à-vis. L’épreuve référendaire constituait, aux yeux de l’association, la preuve de l’implication d’une « majorité de MRE de la 2ème et 3ème générations dans la vie civique de leur pays d’origine et une reconnaissance de leur pleine citoyenneté ». La bataille se jouera donc sur un autre terrain que celui de la participation aux épreuves votatives. Le but défendu par Cap Sud MRE est non pas seulement la sauvegarde du droit au vote direct, mais aussi et surtout la consécration du droit à l’éligibilité via la mise en place de circonscriptions dans les pays d’accueil. Une affaire des plus complexes qui amène nombre de responsables qui gèrent le dossier de la diaspora à éloigner cette perspective pour le moment. Mais qui ne freine nullement les ardeurs des défenseurs de la cause MRE. Les responsables de Cap Sud MRE rejettent « les prétextes liés aux problèmes de logistique » qui peuvent être assimilés à des « bâtons dans la roue » pour freiner un processus somme toute normal. Et l’argumentaire qu’ils déroulent à ce sujet ne manque pas d’intérêt ni de pertinence. D’autres pays ont déjà fait profiter leurs diasporas de pareils processus, comme ce fut le cas de l’Egypte, de la Tunisie… Ou tout récemment le Sénégal. Le plaidoyer fait ainsi auprès des dirigeants des formations politiques de la majorité, comme de l’opposition, des responsables du ministère de l’Intérieur et des instances concernées tels le CCME et le CNDH est-il suffisamment solide pour assurer la coupure avec les pratiques antérieures ? Assistera-t-on à une action concertée susceptible de répondre à l’appel de la diaspora dans l’optique d’amender la loi organique relative à la Chambre des représentants qui, valeur aujourd’hui, s’inscrit en faux vis-à-vis aussi bien des orientations royales qui rendent justice aux MRE que des droits de la diaspora à une représentativité parlementaire, comme le stipule l’article 17 de la Constitution ? Les arguments qui ont été présentés aux divers interlocuteurs de Cap Sud MRE semblent avoir fait mouche. Le communiqué qui a sanctionné ces diverses rencontres le laisse croire puisque la délégation affirme avoir obtenu l’appui de formations politiques et autres intervenants à sa cause. Ces bonnes volontés ayant « confirmé leur disposition à proposer ou à approuver, loin de toute surenchère, des amendements au projet de loi organique de la Chambre des représentants, qui permettront de garantir la représentativité parlementaire des Marocains du monde». Dont Act. Quoi qu’il en soit, force est de souligner que Cap Sud MRE a levé le voile sur un « rapport sur les prérogatives constitutionnelles des MRE ». Rapport qui, assure-t-elle, est « en parfaite harmonie avec leurs droits les plus fondamentaux ». Car 85% des sondés parmi la diaspora considère comme « fondamentale la participation des MRE aux législatives. Plus, 91% d’entre eux estiment que leur implication « est indispensable » dans mise en œuvre, l’évaluation des décisions et des projets des pouvoirs publics. La force de ces chiffres sera-t-elle suffisante à vaincre toutes les résistances qui ont marqué les rapports du politique national aux Marocains du monde ? La somme des incompréhensions doit céder la place à de nouveaux rapports basés sur la confiance mutuelle. Une confiance des MRE en un processus démocratique qui se construit, et dans lequel ils ont leur place, et une confiance des décideurs placée en une diaspora dont la richesse appelle à être capitalisée pour que les liens avec la mère patrie ne soient plus distendus.

 

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