Mutation des clubs de football en sociétés sportives: On tâtonne encore…

Le football marocain s’enlise toujours dans le professionnalisme marron. Sept ans après le lancement de ladite BOTOLA-PRO voire après la promulgation d’une nouvelle loi sur le sport dont plusieurs textes d’application sont en suspens, la mutation tant attendue des associations sportives en sociétés sportives tarde à voir le jour.
A la FRMF, la gouvernance est à bout de souffle. C’est en fait le problème de la quasi-totalité des fédérations sportives qui naviguent à vue. Géré par les dirigeants bénévoles des clubs, la FRMF ne parvient pas à astreindre les clubs pour se conformer à la législation en vigueur. Lundi dernier, le président, Faouzi Lekjaâ, a beau rappeler l’obligation des textes pour procéder à la mise en place des structures sociétaires condition sine qua non pour se plier au cahier des charges d’un championnat professionnel.
L’audit déjà établi par la Commission Fédérale de Contrôle de Gestion, présidée par un orfèvre en la matière, Abdelaziz Talbi, en dit long sur l’impasse devant laquelle se trouve confrontée la majorité des clubs qui en termes de droit des sociétés, ces clubs sont dans une situation de faillite et donc de dépôt de bilan. Mais à la FRMF, la régulation s’avère impossible du fait que l’organe directeur fédéral est entré les mains de dirigeants qui interfèrent avec les intérêts de leurs clubs. Des dirigeants dont la plupart prêche l’ignorance pour contourner l’application des textes. Ils se complaisent dans cette situation de rente y compris les dirigeants qui sont députés et politiciens qui feignent d’ignorer qu’ils sont inéligibles en vertu de l’article 14 du Code d’Ethique de la FIFA. Avis à ceux accoutumés à arguer l’arme de la FIFA consistant à prohiber toute forme d’ingérence, d’interférence ou d’incompatibilité. Mais. Faouzi Lekjaâ qui vient d’être élu membre de la Commission Gouvernance de la FIFA sait de quoi on parle car justice bien ordonnée commence par soi-même. Celà on le rappelle à la veille de l’Assemblée générale élective, prévue le 23 juillet prochain. Les députés voire les dirigeants membres actifs d’un parti politique ne peuvent en aucune manière être éligible même au sein des clubs quand on se réfère à l’article 14 du Code d’Ethique de la FIFA.
La situation dans la FRMF va se corser de plus en plus devant un ministère impuissant et démuni de l’expertise appropriée pour jour son rôle de régulateur régalien dans les règles de l’art. Entouré d’une armée d’employés de beni-oui-oui qui manquent de professionnalisme et de savoir-faire dont les bras cassés du ministère de la Jeunesse et des Sports, grassement rémunérés, Faouzi Lekjaâ, président de la FRMF, pose problème de par son statut de commis d’Etat.
État ou Fédération, la mutation des associations sportives en sociétés sportives est tributaire d’un processus auquel il faut se conformer tel qu’il est dans la loi 30-09. L’association doit avoir des statuts validés par le ministre de la Jeunesse et des Sports et en avoir par la suite l’agrément en vertu des articles Premier et 5 du décret d’application. Un préalable pour s’affilier à la FRMF , d’avoir l’autorisation pour créer la société sportive dont les statuts doivent in fine être adoptés par le ministère.
Le reste n’est que littérature et….ratures !
A suivre..

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.