Présent à Salé le 21 avril lors d’une session du Conseil national du parti de l’Istiqlal, son secrétaire général, a de nouveau fustigé la politique du gouvernement mené par le PJD qui a, selon lui, « encore une fois manqué une occasion, entraîné en cela par ses calculs politiques étriqués faisant fi de l’intérêt général et de la crédibilité des institutions ».

Faisant référence au processus pour le moins chahuté de l’adoption de la loi-cadre sur l’enseignement, Baraka a rappelé le Chef du gouvernement, Saadeddine El Otmani, à appliquer l’article 103 de la Constitution pour que le vote de ce texte obtienne la confiance au sein de l’exécutif.

Le chef de l’Istiqlal a estimé que cette situation doit pousser le chef du gouvernement à « tester la cohésion de sa majorité avant de rechercher un consensus avec l’opposition ».

« Le mal des divergences a affaibli le parti qui mène la majorité gouvernementale tandis que la division a entravé le processus législatif au sein du parlement, ce qui engendre un affaiblissement de la confiance dans la légitimité et les fonctions de l’exécutif », a-t-il ajouté.

Le Conseil national de l’Istiqlal a dressé un sombre tableau de la gestion du gouvernement qui se débat dans une crise intestine sans précédent. N. Baraka estime que la seule solution pour sortir de cette crise est d’organiser des élections anticipées. Les Istiqlaliens pressent le gouvernement de présenter son bilan de mi-mandat, conformément à l’article 101 de la Constitution. Une demande qui vise à comparer le contenu du programme gouvernemental avec ce qui a été réalisé et ce que les ministres ont échoué à concrétiser à cause de leur inaction et leur incapacité.

 

Les membres du Parlement du parti ont demandé à la majorité gouvernementale de mettre fin à la crise politique dans laquelle elle patauge et de se pencher sur les véritables problèmes du pays. Le Conseil national de l’Istiqlal a attiré l’attention sur les régressions et les tensions sociales que vit le pays. Une situation, ajoute-t-il, que l’on constate avec l’augmentation de l’intensité des protestations populaires, la baisse du pouvoir d’achat des familles et la faiblesse de la protection sociale. Un constat qui démontre l’incapacité du gouvernement à s’acquitter de ses engagements «utopiques et irréalistes», comme celui de créer 1.200.000 emplois avec un taux moyen de croissance qui ne dépasse pas les 3%.

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