Normalisation au Soudan: Un processus qui cale…
Normalisation au Soudan: Un processus qui cale…

Le processus de normalisation de la situation politico-institutionnelle au Soudan traverse une zone de turbulence.
En cause, l’accord signé par une partie de l’opposition est jugé tronqué. D’où des rencontres programmées en Ethiopie pour relancer la machine.

Il n’y a toujours pas de nouvelle date prévue pour une reprise des négociations entre le régime militaire de Khartoum et l’opposition.
Un accord politique a bien été signé cette semaine, mais il a aussitôt été contesté par certains membres de la coalition d’opposition, qui estime que l’accord n’est pas complet. Les discussions devaient reprendre avec les militaires, vendredi 19 juillet, mais elles ont été reportées. L’opposition dit avoir besoin de plus de temps pour unifier ses positions.

L’accord politique à peine a-t-il été signé que les divisions au sein de l’opposition ont éclaté au grand jour.
Le texte signé par une poignée de négociateurs, au nom de tous les partis de la Coalition d’opposition, porte sur le partage du pouvoir. Mais aujourd’hui certains membres de cette coalition rejettent le texte au motif que des questions clés n’ont pas été abordées et qu’ils n’ont pas été consultés.

« Je ne sais pas pourquoi ils ont signé ce document. Les autres partis politiques n’étaient pas là. Ils ne savaient même pas que ce texte serait signé ce jour-là. Et pour la plupart des Soudanais, ce texte a été signé trop tôt. Il y a encore trop de points de désaccords », affirme Zeinab Eldai, membre de la Coalition pour la liberté et le changement.

Des consultations au sein de l’opposition doivent avoir lieu dans les prochains jours à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour revoir les demandes des uns et des autres.
Cette Coalition rassemble plus d’une trentaine de mouvements, partis politiques, société civile, syndicats et groupes armés du Darfour, chacun ayant ses propres exigences.
« Nous avons besoin de plus de temps pour parvenir à une position unifiée », indiquait, vendredi, un leader de la contestation.
Le danger, selon Zeinab Eldai, c’est que le régime militaire exploite ces divisions pour gagner du temps et consolider ses positions.

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