Nouveaux profils de MRE : Nouvelles attentes…

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La diaspora marocaine est loin d’être uniforme. Les responsables le savent. Pour capter leur intérêt, rien ne vaut un changement de prisme dans la perception du phénomène. Eclairages
Sur le Vieux Continent, le profil de l’immigré marocain change. Le chibani, véritable icône d’une période en passe de s’éteindre, laisse place aux générations qu’il a participé à procréer sitôt le regroupement familial autorisé au début des années 70. La donne a radicalement changé puisque ce sont désormais les petits enfants et, dans bien des cas, les arrières petits enfants peuplant les bancs des écoles d’Europe Occidentale, qui imposent leur vision d’un monde qui leur appartient quoi que l’on dise. Dès lors, le temps a fait son effet pour effacer le mythe du retour qui est devenu caduc laissant place à un aller simple. C’est ainsi qu’on peut résumer le comportement des migrants marocains en Europe. Plusieurs indicateurs convergent dans ce sens.Au début des années 2000, l’étude de la CNAV lancée sur le « Passage à la retraite des immigrés » a donné les grandes lignes d’un désir qui s’est confirmé par l’étude l’INED 15 ans plus tard. Il en ressort que parmi l’ensemble des immigrés âgés de 45 à 70 ans vivant en France, 60 % interrogés avant l’âge de la retraite souhaitent rester en France. Loin derrière, le va-et-vient entre la France et le pays d’origine ne concerne que 23 % d’entre eux alors que le retour définitif n’est souhaité que par 6 % des personnes. A noter que près d’une personne sur dix restait indécise. L’étude de l’INED, « trajectoire et origines » donne une place de choix aux perspectives d’avenir telles que les voient les migrants installés en France qu’on peut aisément extrapoler aux autres pays d’installation ou plutôt d’adoption. A la question si les migrants ont l’intention de repartir un jour dans leur pays d’origine, ils ne sont que 14 % à répondre oui. Mais ce taux n’est plus que 9 % quand il s’agit d’entamer des démarches effectives dans ce sens. En croisant les données avec la structure d’âge et de sexe des immigrés, force est de constater qu’il est très difficile de faire le parallèle entre la féminisation du flux migratoire et l’installation dans la durée des hommes et des femmes nées à l’étranger. Il n’empêche que l’arrivée des femmes a profondément marqué le comportement des migrants. Un simple micro-trottoir dans les marchés fréquentés par une forte population marocaine donne le ton sur leur désir de s’installer dans la durée en France. Très emblématique de la pensée régnante, nous avons fait le choix de poser la question du retour à plusieurs couples sexagénaires.A la quasi-unanimité, les femmes n’hésitent pas à affirmer que leur avenir est en France. Leur première préoccupation est la proximité de leur progéniture loin devant celle de leur famille au Maroc. « Comment voulez que je m’adapte là-bas alors que mes enfants et petits-enfants vivent ici ?» lâchent-elles. Le poids des habitudes, le tissu social tissé au fil des ans n’est pas près de rompre. Alors que les maris trimaient dans les usines, les femmes ont su s’adapter à leur nouvel environnement. Elles parlent la langue du pays d’accueil, connaissent le tissu associatif féminin, les maitresses d’école, les assistantes sociales et autres secrétaires des services de proximité. La chaleur de l’entre-soi, entre ces dames venues jeunes, les longues journées d’hiver, ne peuvent se recréer de l’autre côté de la Méditerranée. L’une d’elles n’a pas hésité à tacler publiquement son mari sur son désir de rentrer au Maroc « le Hadj peut passer ses journées au café à palabrer et à jouer aux cartes avec les hommes, et moi, tel un amas de vêtements froissés, je resterai dans un coin à regarder la télévision et à m’inquiéter du sort des mes enfants », et d’ajouter dans une position de force en fixant son mari dans un éclat de rire partagé par tous, « si tu veux rentrer dans ta kherba froide, tu peux y aller, moi j’ai mes enfants ».
Hésitants, les hommes pensent que les allers retours fréquents sont la meilleure façon de ne point couper les liens avec le Maroc. La modicité des billets d’avion hors période de vacances scolaires rend cette option plus que probable surtout que les autorités marocaines leur ont permis de garder une voiture sur cale à l’année dans leur maison hantée.
Cet échange est loin d’être anecdotique. Il traduit une réalité qui s’est imposée au fil des années puisque le temps de l’immigration dépasse aisément celui passé au pays. L’évolution de la société marocaine à laquelle ils sont attachés leur est étrangère. Certes la télévision, via la généralisation de l’antenne parabolique, les informe mais nous savons tous, que cette information est partielle voire biaisée. Habitués à la critique des émissions et autres reportages télévisés français, ils prennent le message véhiculé par les antennes marocaines avec beaucoup d’amusement puisque « c’est la télévision du pays où tout va bien ». Alors que les « décideurs » des programmes destinés à la diaspora marocaine à l’étranger pensent véhiculer un message, leurs émissions servent de fond sonore musical la semaine et coranique le vendredi. Même les jours de fêtes musulmanes, ils ne coïncident jamais entre Rabat et Paris par la magie du calendrier lunaire !! Encore une hérésie à laquelle nos compatriotes ne croient plus ! Dans les essais consacrés aux changements vécus par les migrants marocains, principalement les chibanis vivant seuls dans les foyers, A. Sayad insiste sur « leurs passages au village, ( et le fait qu’ils) soient très critiques vis-à-vis de leur société d’origine, surtout rurale. Ils lui reprochent la corruption, l’arbitraire, le mauvais état sanitaire et social, l’organisation du travail (outillage, horaires, compétences). Ils sont souvent les premiers surpris de réaliser à quel point ils ont changé. De passage au pays, il arrive qu’ils soient traités comme des étrangers, comme des «Français », ou des « riches », jalousés ou contraints à se justifier » .
Autre signe qui ne trompe pas sur la volonté des Marocains à rester en France, c’est la multiplication des carrés musulmans dans les cimetières. S’ils ne sont que 80 aujourd’hui à perler les cimetières, leur nombre comme leur taille sont en hausse constante. Si près de 80 % des corps sont rapatriés, cette proportion va sans cesse en diminuant. Outre le coût, c’est l’évolution des mentalités comme le souligne Abderhammane Ghoul, président du conseil régional du culte musulman à Marseille. Pour lui, « les enfants de la troisième génération veulent que leurs parents soient enterrés en France pour pouvoir se recueillir plus souvent auprès d’eux. » Il est même question de pénurie dans le futur proche sur lequel il va falloir se pencher.
Alors si les parents sont enterrés en France pourquoi rentrer au pays ? Les générations nées en France et en Europe n’ont pas le même rapport avec les clichés du bled, du thé à la menthe et autre moments typiquement marocains. Les mariages mixtes se généralisent et se banalisent. Le monde tend les bras aux jeunes générations qui ne voient en leur pays d’origine qu’une destination comme une autre. Pour freiner cette tendance, il faut recréer le désir Maroc au-delà de la banale et futile opération Marhaba. Les jeunes générations ne sont pas promptes à accepter le manque de démocratie, les tracasseries administratives et autres regards jaloux mais oh combien méprisants qu’ils ont supporté leur jeunesse durant. Il est des évènements gravés que seul le temps peut éventuellement effacer, et encore.

 

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