Nouvelles sanctions US contre l’Iran : Des mesures qui ne paient pas de mine ?
Nouvelles sanctions US contre l’Iran : Des mesures qui ne paient pas de mine ?

Les Etats-Unis ont imposé hier mercredi de nouvelles sanctions contre le secteur minier et d’acier en Iran dans le cadre de la pression menée pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, affectant lourdement l’économie du pays et ses relations commerciales.

C’est le président Donald Trump qui a décrété ces mesures ciblant « les secteurs iraniens du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre ». Justifiant ce décret, le chef de la Maison Blanche a souligné que « la politique des Etats-unis consiste toujours à empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire et des missiles balistiques intercontinentaux, et à contrer l’ensemble de l’influence néfaste de l’Iran au Moyen-Orient ». Dans un communiqué, Washington menace en outre d’imposer de nouvelles sanctions si Téhéran ne « change pas radicalement d’attitude ».

Il y a un an, les USA se sont retirés de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien au terme duquel Téhéran avait accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire et s’est engagé à ne jamais chercher à se doter de l’arme atomique en contrepartie de la levée d’une partie des sanctions internationales.

La nouvelle vague de sanctions US intervient alors que les autorités iraniennes ont annoncé mercredi qu’ils arrêteront l’application de « certains » de leurs « engagements » pris dans le cadre de l’accord international. L’Iran va cesser de limiter ses réserves d’eau lourde et d’uranium enrichi, revenant sur l’engagement qu’il avait pris dans l’accord conclu à Vienne en limitant drastiquement son programme nucléaire, a affirmé le Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN). Ddécision notifiée officiellement par Téhéran aux ambassadeurs des pays encore parties à cet accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie).

Un préfet et un journaliste maliens enlevés dans le centre du Mali et libérés en février l’ont été en échange de 18 djihadistes, dont un condamné en août 2017 à dix ans de prison. C’est ce que plusieurs sources ont révélé mercredi 8 mai, dont un avocat, conseil d’un des djihadistes qui purgeait une peine de prison.

Le gouvernement malien avait annoncé le 19 février l’élargissement du préfet de Ténenkou (centre), Makan Doumbia, et du journaliste Issiaka Tamboura, tous deux enlevés en 2018 dans cette région, « fruit d’un long processus initié pour préserver leur vie », sans autres précisions.

« Mon client Aliou Mahamane Touré m’a appelé récemment au téléphone pour me dire qu’en compagnie de 17 autres prisonniers, il a été libéré en février dernier dans le cadre d’un échange de prisonniers avec les djihadistes quelque part sur le territoire malien », a déclaré son avocat, Maliki Ibrahim. Commissaire islamique à Gao, principale ville du nord du Mali passé en 2012 sous la coupe des djihadistes, A.M. Touré a été condamné le 18 août 2017 par la cour d’assises de Bamako à dix ans de réclusion pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes, atteinte à la sûreté intérieure et coups et blessures aggravés.

Le jour de l’échange, le groupe des 18 condamnés pour terrorisme, ou en attente de jugement, monte dans un pick-up en direction du centre du Mali. Arrivés dans un espace boisé, ils retrouvent d’autres véhicules arborant le drapeau islamiste. L’échange de prisonniers aurait été rapide… Le gouvernement malien n’a pas reconnu la validité ou non de ce deal…

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