Nouvelles têtes dans l’audiovisuel: Le Maroc mérite mieux…

Dans la galaxie audiovisuelle qui participe à asseoir le « soft-power » de chaque nation qui a une vision du monde qu’elle entend faire partager, il faut croire que le Maroc est bel et bien absent. Que l’on ne se berce plus d’illusions en faisant valoir les « bonnes cartes » que les télés locales, captées en Afrique, détiennent. Cette percée-là si tant il est vrai de parler de « percée », ne répond pas aux attentes du pays. Pour la simple raison que les Marocains ne se retrouvent pas dans ce qui enrichit, aujourd’hui, son PAM. Atrophié avec une offre moins plurielle alors que le potentiel est plus fort, le paysage audiovisuel n’a pas encore réussi à rendre intelligible la prégnance de l’Etat et du discours qu’il entend véhiculer, loin des communiqués officiels éculés et de la logorrhée insipide servie par les communicants attitrés.

Certes, à la HACA, de nouvelles têtes viennent d’être couronnées. Et elles expirent, toutes ou presque, le professionnalisme qui légitime un tel choix. La majorité de ceux qui connaissent ceux sur lesquels le choix royal a été porté savent que les têtes d’affiche ne feront pas les « grosses têtes ». Mais il est vrai qu’ils sont tous autant attendus là où il faut « révolutionner » le Schmilblick. La SNRT a besoin d’une autre bougeotte qui sied à l’air du temps. Si on veut continuer à nourrir l’espoir, si ténu au demeurant, de voir les Marocains renouer avec les télés de leur pays. Tout doit être revu de fond en comble pour tirer l’opinion vers le haut plutôt que de persister à la crétiniser par des shows insipides d’une autre ère. Le Marocain a soif d’informations crédibles qui répondent aux normes. Les journalistes et animateurs doivent se sentir plus libres pour offrir le meilleur d’eux-mêmes sur la voie de la construction d’une opinion publique que d’autres offres audiovisuelles, logées ailleurs que sur le territoire national, façonnent. Il y a le meilleur comme le pire dans le zapping. Un zapping que ne légitime que la médiocrité ambiante gérée par une médiacratie à bout de souffle. TVM n’est plus que l’ombre d’elle-même alors que 1 Rue El Brihi a démontré, dans des séquences courtes fort malheureusement, que le « petit écran » peut apporter un plus. Et ce qui court pour TVM court aussi pour 2M qui semble d’un autre âge. Ne reste que Medi-1 pour réconcilier, le temps de quelques émissions bien senties, les Marocains avec leur lucarne.
Est-ce pour chambouler cette mauvaise donne que la HACA est appelée à assumer ses responsabilités intrinsèques ? Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle serait bien inspiré de taper sur la table. Car le pays mérite mieux. Le compte à rebours est déjà lancé…

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