Opération sauvetage du manioc: La Fondation Gates s’implique en Afrique

Opération sauvetage du manioc La Fondation Gates s’implique en Afrique
Opération sauvetage du manioc La Fondation Gates s’implique en Afrique

Le manioc, plante stratégique pour la sécurité alimentaire de 500 millions d’africains, est affecté par une maladie virale qui peut provoquer des pertes de rendement pouvant atteindre 90% à 100%. Tout récemment, un vaste plan d’action a été lancé depuis Bingerville, en Côte-d’Ivoire, par des chercheurs africains, plan qui s’inscrit dans le programme West African Virus Epidemiology (WAVE) financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Ces chercheurs ont débattu de la création « d’un service d’éveil, d’une communication assez claire et des financements: le tout articulé autour d’un programme bien défini pour déboucher sur un plan national », a précisé à l’AFP le Dr Justin Pita, directeur exécutif du programme West African Virus Epidemiology (WAVE), axé sur la sécurité alimentaire et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates.

Le Dr Pita a rencontré, le 16 octobre à Berlin le milliardaire américain Bill Gates qui a promis d’appuyer et de financer « les actions concrètes de ripostes » contre la « striure brune du manioc », une maladie virale, également appelée « l’Ebola du manioc », qui fait mouvement vers l’Afrique de l’Ouest, après avoir été identifiée en Afrique centrale.

L’Afrique est le plus grand producteur mondial de cette plante (57%), dont on consomme les tubercules, riches en glucides et en amidon, mais aussi les feuilles et la fécule (qui a plutôt l’aspect d’une semoule), produite à partir des racines.

Le manioc s’est imposé comme une culture stratégique pour la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté sur le continent. Culture de subsistance et de rente pour les producteurs, le manioc est l’aliment de base de 500 millions d’Africains. Outre, la Côte d’Ivoire, les scientifiques sont venus de dix pays: Ghana, Gabon, Bénin, Togo, Nigeria, Burkina Faso, République démocratique du Congo, Sierra Léone, Togo. Le programme WAVE, dont le siège se trouve à Bingerville, près d’Abidjan, prône « une approche régionale » pour combattre la maladie

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