Paix en Syrie: L’agenda se resserre

Paix en Syrie: L’agenda se resserre
Les pourparlers de paix entre gouvernement syrien et groupes d’opposition devraient reprendre, sous l’égide des Nations unies, à Genève, à partir du 23 mars. Staffan de Mistura, émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, a révélé cette date, mercredi 8 mars, après avoir présenté au Conseil de sécurité les résultats des dernières discussions qui se sont achevées vendredi dernier en Suisse. Ces derniers pourparlers s’étaient soldés avec l’acceptation par les belligérants d’un
« agenda clair » incluant la gouvernance et la lutte contre le terrorisme.
Les Etats-Unis, qui avaient été sous l’administration Obama une force motrice du processus diplomatique à Genève avant de céder peu à peu la place à la Russie, ont assuré mercredi qu’ils soutenaient toujours la recherche d’une réponse politique à cette crise.« Nous allons continuer à observer le processus, mais nous l’appuyons », a assuré l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley. Le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner, a souligné que Washington continuait de « vouloir et croire avec force qu’il n’existe qu’une solution politique et non militaire ».
Parallèlement au processus de Genève, la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, parrainent des négociations, avec l’appui de Téhéran, à Astana. Le département d’Etat a rappelé que les Etats-Unis n’avaient qu’un statut d’« observateur » pour ces pourparlers. Ce qui n’a pas empêché les Américains de déployer une batterie d’artillerie des marines pour appuyer l’offensive sur Rakka, la capitale autoproclamée de l’organisation Etat Islamique en Syrie. Selon le Pentagone, de 3 000 à 4 000 djihadistes se trouveraient retranchés à Rakka, ville d’environ 300 000 habitants. L’envoi de ces canons marque une implication accrue de Washington en Syrie. Ses militaires étaient cantonnés jusqu’à maintenant à un rôle de « conseil » des forces locales se battant contre l’EI, principalement les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde. La présence américaine avait déjà été renforcée, il y a quelques jours, aux abords de Manbij dans le nord de la Syrie, déployant des véhicules blindés pour prévenir des combats entre les différentes formations armées présentes sur place. Dont l’armée turque qui semble avoir révisé ses calculs tout en lâchant la bride à ses affidés pour rendre la vie plus dure aux kurdes de Syrie considérés, eux-aussi, comme des terroristes.
L’administration Trump est en train d’examiner le plan destiné à vaincre l’organisation EI demandé par le président américain au Pentagone. Selon la presse américaine, celui-ci prévoit l’envoi d’artillerie mais aussi de forces spéciales supplémentaires et d’hélicoptères d’attaque. Plus, on crédite le Pentagone de vouloir renforcer sa présence militaire au Koweit pour prévenir tout débordement des forces terroristes.

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