Plusieurs vols perturbés : RAM et AMPL se revoient la balle

Plusieurs vols perturbés : RAM et AMPL se revoient la balle
Plusieurs vols perturbés : RAM et AMPL se revoient la balle

Rien ne va plus entre le top management de RAM et les membres de l’Association Marocaine des Pilotes de Ligne. Si au niveau de la direction de la compagnie on évoque expressément le mot qui fâche, « la grève » en l’occurrence, côté AMPL, la perturbation du trafic est à imputer  à « une gestion chaotique de l’exploitation due principalement à une situation de sous-effectif chronique maintes fois dénoncée ». Argumentaire que le PDG de la compagnie, Abderrahim Addou, balaie d’une main en brandissant un chiffon rouge à l’encontre des pilotes de ligne.

Tout cela confirme que l’on est en présence d’un malaise qui risque de se traduire par un conflit social des plus sévères. Pour une compagnie qui peine à dégager du cash pour pouvoir financer son plan d’expansion. Les pilotes évoquent un sale climat « exacerbé par vingt mois d’un dialogue social stérile ». L’association prend le contre-pied des affirmations du PDG de la compagnie et assure que « ses organes de décision n’ont pris aucune décision de grève qui reste soumise à des conditions réglementaires encadrées par la législation du travail. » La mésentente est là. Et chacun y va de son couplet.

Devant cette situation bloquée, le bureau syndical UMT-RAM n’a pas manqué de réagir en soulignant suivre « avec beaucoup d’inquiétude » les développements de la situation. « Le climat social à la Royal Air Maroc est de plus en plus perturbé par des tiraillements dû à un durcissement des positions des uns et des autres », laisse entendre le communiqué de la Fédération Nationale du Transport Aérien (UMT). Qui appelle « toutes les parties à trouver des compromis » pour éviter « une situation qui pourrait rappeler celle de l’année 2009 », conflit qui avait engendré des « conséquences désastreuses » avec « un plan de restructuration douloureux, dont les seuls victimes étaient les petits salariés de la CIE (compagnie, ndlr), sans oublier les pertes financières colossales qui l’ont accompagné; plongeant ainsi notre CIE dans une spirale interminable qui a permis à nos concurrents de se positionner sur l’échiquier de l’industrie aérienne ». Et le syndicat de conclure que seuls «  l’application de la loi, le dialogue, la négociation ainsi que le respect des engagements sont les seuls moyens susceptibles de contribuer au dénouement équitable et définitif de cette crise ».

En février dernier, les pilotes avaient notamment demandé des augmentations salariales qui vont jusqu’à 30.000 DH net par mois. La situation s’était un peu calmée durant le Mondial 2018. Mais avec les mois de juillet et août qui sont importants pour le secteur aérien, le timing de cette crise est encore une fois assez problématique.

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