Pneumonie virale en Chine: Un danger transmissible…
Pneumonie virale en Chine: Un danger transmissible…

Les autorités sanitaires chinoises estiment possible que le virus inconnu qui sévit actuellement dans la ville de Wuhan puisse se transmettre entre humains. Par ailleurs, la Thaïlande et le Japon ont confirmé que deux de leurs ressortissants respectifs ayant séjournés à Wuhan ont contracté cette pneumonie virale.

Le risque que la mystérieuse pneumonie virale touchant actuellement la Chine soit transmissible entre humains est «faible» mais «pas exclu», ont annoncé mercredi les autorités sanitaires chinoises. La maladie a déjà fait deux morts.
Elle alimente les craintes d’une réapparition d’un virus de type SRAS, qui avait tué quelque 650 personnes en Chine continentale et à Hong Kong en 2002-2003.

L’une des 41 malades recensées à Wuhan (centre), la ville où l’épidémie a débuté, a peut-être été contaminée par son mari, a estimé mercredi la Commission municipale de l’hygiène et de la santé.
Dans un communiqué, elle a indiqué que l’époux en question travaillait sur un marché de gros de fruits de mer, où la plupart des cas ont été détectés jusqu’à présent. Or, sa femme dit ne jamais s’y être rendue.
«Aucune preuve explicite de transmission entre humains n’a été découverte» depuis le début de cette épidémie liée à un nouveau coronavirus, a souligné la commission.
«La possibilité d’une transmission limitée entre humains ne peut être exclue, mais le risque d’une transmission inter-humaine continue est relativement faible.» Le marché incriminé est fermé depuis le 1er janvier, sur décision des autorités.

Par ailleurs, la maladie a été diagnostiquée chez une femme originaire de Wuhan lors de son arrivée en Thaïlande, a indiqué mardi l’Organisation mondiale de la santé (OMS), citant les autorités thaïlandaises.
Autre indice qui pourrait faire penser à une transmission entre humains: cette patiente dit n’avoir pas fréquenté le marché de gros incriminé, selon l’OMS.

Par ailleurs, un autre cas a été détecté au Japon.
Selon le ministère japonais de la Santé, un trentenaire habitant la préfecture de Kanagawa (limitrophe de Tokyo) a dû être hospitalisé le 10 janvier pour une forte fièvre et d’autres symptômes. Il était rentré quelques jours plus tôt d’un séjour à Wuhan.
Selon les autorités nippones, lui non plus ne s’est pas rendu sur le marché de gros de fruits de mer de la ville chinoise.

La Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan a précisé que la majorité des patients porteurs du virus était des hommes, la plupart d’un certain âge.

À Hong Kong, les autorités ont renforcé leurs mesures de détection, avec notamment des points de contrôle des températures à destination des voyageurs arrivant dans le territoire semi-autonome.
Selon les autorités hongkongaises, 71 personnes s’étant rendues à Wuhan récemment ont été hospitalisées souffrant de fièvre et de problèmes respiratoires, mais 60 ont été autorisées à sortir et le virus n’a été diagnostiqué chez aucune d’entre elles.

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