Le PPS et le PJD «unis à la vie, à la mort»

Le PPS et le PJD «unis à la vie, à la mort»
« Bloc historique », quelle histoire !
Le PPS ne se fait plus d’illusion quant à son avenir. Conforté par son pacte avec le PJD, alliance qui prend les dimensions d’un « bloc historique » aux yeux de quelques illuminés du parti, il veut rafler davantage de sièges au parlement et rééditer l’exploit des dernières élections locales. Sa force, il la doit à un « mariage de raison » avec les islamistes qui lui pavent le chemin, là où il a des chances, pour étoffer sa présence dans les institutions élues. Tout lui sied en se faisant violence lors du Printemps marocain en ne suivant pas les jeunes (et les moins jeunes) qui occupèrent la rue pour réclamer des réformes politiques, économiques, sociales et culturelles. Le Mouvement du 20 Février était considéré, en dernière analyse, comme pestiféré aux yeux des analystes de l’ancien parti communiste. Pourtant, c’est bien grâce à cette agitation qu’une nouvelle Constitution eut lieu et que des nouvelles consultations furent organisées sans pour autant réussir au PPS (18 élus à peine) qui paya cash, et il n’est pas le seul dans cette configuration, son détournement d’un mouvement de masse. Opportuniste, son alliance avec le PJD lui a permis d’obtenir des postes ministériels inespérés au regard de son poids électoral. Mais son allié du « bloc historique » ne pouvait que le faire bénéficier de ses largesses : la révolution du PPS qui pactisa avec les islamistes, jugés avant l’heure comme la traduction locale de « la droite chrétienne », servant de faire valoir à un PJD en quête d’une normalisation. Quête toujours d’actualité si on en croit les multiples déclarations rassurantes faites par Abdelilah Benkirane à l’endroit de la monarchie. Le PPS jouera la carte de la stabilité du pays aux yeux des militants de base (comme de la direction traversée de courants irréconciliables) pour convaincre. Une police d’assurance usitée à chaque occasion par A. Benkirane pour légitimer sa présence au gouvernement. Mais peut-on croire l’ombre d’une seconde que le Maroc était si friable pour que les vents de la réforme qui ont soufflé sur lui soient capables de le souffler de sur terre? Nabyl Benabdellah en a fait courir suffisamment le bruit pour se convaincre d’abord de l’aggiornamento qu’il a fait subir à son parti et vaincre, par la même occasion, les réticences des vieux briscards du PPS. La fin justifie les moyens…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.