Présence française en Irak: Paris s’obstine…
Présence française en Irak: Paris s’obstine…

La France ne compte pas retirer ses 160 soldats déployés en Irak après les frappes iraniennes survenues dans la nuit du 7 au 8 janvier, a annoncé une source gouvernementale.

Le 7 janvier, la ministre des Armées a annoncé sur Twitter que dès le vendredi 3 janvier la France avait renforcé le niveau de protection de ses 160 militaires déployés en Irak.
Selon Florence Parly, «tout est mis en œuvre pour assurer leur sécurité». Aucun militaire français n’a été touché, a dit l’état-major des armées françaises.

En commentant les attaques de Téhéran contre des bases américaines en Irak, la diplomatie française a jugé que la priorité allait plus que jamais à la désescalade au Moyen-Orient et que le cycle de la violence devait s’interrompre.
«La France condamne les attaques conduites cette nuit par l’Iran en Irak contre des emprises de la coalition contre Daech», a déclaré le 8 janvier le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué.

Réactions mitigées

Les responsables de nombreux États ont vivement critiqué les attaques iraniennes contre les deux bases américaines en Irak. Londres, Berlin et Pékin ont notamment appelé les parties en conflit à opter pour le dialogue et le pacifisme.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a évoqué la nécessité d’une désescalade dans la région, surtout après les attaques iraniennes en réponse au meurtre de leur général par les États-Unis.

«L’utilisation d’armes doit maintenant cesser pour laisser la place au dialogue. […] La dernière attaque aux roquettes contre des bases aériennes en Irak abritant les forces américaines et de la coalition, dont les forces européennes, est encore un autre exemple d’escalade et de confrontation accrue. Il n’est dans l’intérêt de personne d’aggraver encore la spirale de la violence», a-t-elle déclaré sur Twitter.
À Pékin, en se déclarant préoccupé par la flambée des tensions au Moyen-Orient, le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé espérer que les choses pourront rapidement se «refroidir». «Nous appelons toutes les parties à la retenue et espérons qu’ils parviendront à résoudre les divergences existantes par le biais du dialogue, des négociations et d’autres moyens pacifiques», a déclaré aux journalistes le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.

Il a également accusé les États-Unis d’avoir abusé de leurs droits dans la région avec leurs actions militaires.

À Berlin, la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, a déclaré mercredi que le gouvernement «rejetait cette agression [frappes iraniennes, ndlr] dans les termes les plus vifs».
«C’est maintenant particulièrement aux Iraniens de ne pas s’engager dans une nouvelle escalade», a-t-elle déclaré au radiodiffuseur public allemand ARD.
Aucun soldat allemand stationné en Irak n’a été touché.

Pour Londres, les choses s’avèrent plus tranchées. «Nous condamnons cette attaque contre des bases militaires irakiennes abritant des forces de la Coalition – y compris britanniques», a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab. Et de poursuivre que Londres exhortait l’Iran «à ne pas répéter ces attaques imprudentes et dangereuses, et au lieu de ceci à procéder à une désescalade urgente».

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