Présidentielle algérienne Le pari perdant de G. Salah
Présidentielle algérienne Le pari perdant de G. Salah

Pas d’accord entre le système algérien et les manifestants qui battent le pavé pour un vendredi de colère de plus.

Les milliers d’Algériens qui ont convergé vers la capitale, en dépit d’un verrouillage sécuritaire d’ampleur, n’entendent pas se laisser avoir en avalisant le dessein d’un système qui tente de se recycler avec l’organisation de la présidentielle prévue le 4 juillet.
Une présidentielle marquée par une flopée de candidats où ne figurent que trois leaders de partis politiques.

Le bouillonnement de la société algérienne est tel que le processus de transition tel qu’imaginé par l’actuel patron de l’armée, le général Ahmed Gaid Salah, s’en trouve condamné d’avance.
Malgré la multiplication des procès où des symboles du pouvoir sont traînés devant la justice pour donner le change, les Algériens n’entendent rien lâcher.
Cela explique les raisons qui ont poussé le chef d’état-major à multiplier les sorties, trois discours en trois jours, pour souligner qu’il n’avait, lui, « aucune ambition politique » tout en insistant sur le rendez-vous de la présidentielle, fixé au 4 juillet.

Le chef de l’armée algérienne assure ne chercher qu’à servir son pays, conformément à sa mission constitutionnelle.
Pourtant, c’est bien lui qui s’exprime et donne le « la », après avoir consenti au sacrifice d’Abdelaziz Bouteflika.
A.G. Salah n’est pourtant pas dupe. Il est visé de plus en plus dans les manifestations où sa tête est réclamée, comme celle de l’actuel Président de transition et son chef de gouvernement.Et tout indique que la contestation ne désarme pas en claironnant haut et fort le rejet du scénario de sortie de crise tel qu’imaginé par l’état-major.
Le pari d’A.G. Salah semble perdant. A moins qu’il ne donne les moyens de sa politique en verrouillant la société algérienne qui, dans sa rébellion, a « dégagé » une partie du clan Bouteflika… Autrement dit, monter un ordre kaki que les manifestants craignent par dessus tout. Car c’en serait fini de la démocratie, de la liberté et du renouvellement de la société.

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