Présidentielle en Algérie : Déjà 32 candidats en lice !

Présidentielle en Algérie Déjà 32 candidats en lice !
Présidentielle en Algérie Déjà 32 candidats en lice !

La chronique algérienne n’est plus concentrée sur le seul état de santé du Président Bouteflika qui, une fois de plus, a été évacué à Grenoble, dans le sud de la France, pour «des examens médicaux».

Elle se focalise plutôt sur la fièvre de la présidentielle prévue le 18 avril prochain. En effet, le ministère algérien de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué publié le 21 janvier, que 32 candidats à la présidence avaient déjà déposé leur lettre d’intention, et ce depuis la convocation du corps électoral le 18 janvier.

Sur cette liste provisoire publiée par le ministère de l’Intérieur figurent entre autres les noms du général-major à la retraite Ali Ghediri, -lequel serait soutenu par les Américains-, de l’ancien chef du gouvernement Ali Benflis, ainsi que de Rachid Nekkaz, Ali Faouzi Rebaïne et Abdelaziz Belaid. Aux candidats déclarés du Rassemblement Algérien (RA), du Front des Jeunes démocrates pour la Citoyenneté (FJDC), du Front El Moustakbal, du parti Ennasr El-Watani et de Talaie El Hourriyet, d’autres personnalités comptent participer à cette élection en tant que candidats indépendants.
La grande inconnue réside en la prédisposition du Président sortant à rempiler ou non. Même si la question d’un 5ème mandat a fait couler des tonnes d’encre dans un pays où la rente pétrolière n’a pas profité à l’ensemble de la société. Loin du jargon politicien servi par la majorité des leaders d’opinion et autres cadors politiques, le constat établi par le leader islamiste Abou Djerra Soltani est édifiant à ce propos. « Si le Conseil constitutionnel et la loi électorale ne lui interdisent pas une candidature, personne ne pourra l’empêcher de briguer un 5e mandat », note-t-il. Ajoutant que s’il se porte candidat, « il sera très vite soutenu par des partis politiques, la société civile, des associations… Personne ne pourra le concurrencer, c’est la réalité ».

Avant son départ pour la clinique d’Alembert à Grenoble où il subirait des « contrôles routiniers », le président sortant maintient le flou sur sa prédisposition à rempiler pour un 5e mandat ou non. Ce qui n’empêche pas nombre d’observateurs avertis d’assurer qu’il attendra, comme par le passé, la dernière minute pour annoncer sa candidature. Même si son état de santé alimente toujours les spéculations dans son pays. L’AVC dont il a été victime en 2013 a affecté sa mobilité et son élocution. Ses apparitions en fauteuil roulant sont rares et il ne s’exprime plus en public.

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