Présidentielle en Algérie: « Mouwatana» contre le 5è mandat de Boutef

Présidentielle en Algérie « Mouwatana» contre le 5è mandat de Boutef
Présidentielle en Algérie « Mouwatana» contre le 5è mandat de Boutef

Depuis le 18 janvier, date de convocation du corps électoral en Algérie par le Président pour l’élection présidentielle du 18 avril 2019, 62 personnes ont déjà déposé leur lettre d’intention de candidature, selon un communiqué du ministère algérien de l’Intérieur, publié sur son site officiel ce mercredi 23 janvier.

Et nul doute que ce chiffre connaîtra une hausse substantielle dans les prochains jours au regard des enjeux liés à la présidentielle. Face à cette inflation de candidats, un mouvement «citoyen» algérien, «Mouwatana», dirigé, entre autres, par d’anciens responsables gouvernementaux, a donné de la voix. En appelant tous les candidats à la présidentielle d’avril 2019 à se retirer dans une démarche visant à discréditer le scrutin, dans le cas où Bouteflika, qui maintient le flou sur ses intentions, est candidat. Un scénario en tous points identique à celui d’avril 1999.
«Mouwatana» doit «tout faire pour empêcher un éventuel cinquième mandat [de Bouteflika, ndlr]», a déclaré dimanche Soufiane Djilali, coordinateur du mouvement et président du parti politique Jil Jadid, selon le site d’information Observ’Algérie. Dans ce sens, le mouvement «Mouwatana» a lancé un appel solennel à tous les candidats pour un retrait collectif de la course électorale dans le cas où le Président Bouteflika est candidat.
Parmi les anciens responsables politiques membres de «Mouwatana», figurent l’ancien Premier ministre de Bouteflika, Ahmed Benbitour, et l’ex-ministre du Trésor Ali Benouari, du gouvernement d’Ahmed Ghozali (1991).
Lors des élections présidentielles d’avril 1999, année de l’accession de Bouteflika au pouvoir, six des sept candidats à la présidence avaient décidé de se retirer pour dénoncer «la fraude massive» ayant entaché l’élection.
Le mandat du Président Abdelaziz Bouteflika expire le 28 avril prochain. Son camp l’appelle depuis plusieurs mois à se représenter pour un cinquième mandat, mais A. Bouteflika, 81 ans, n’a pour l’heure pas fait part de ses intentions.
Selon la loi, les candidats éventuels ont 45 jours à partir de la publication du décret, soit jusqu’au 4 mars, pour déposer leur dossier auprès du Conseil constitutionnel.

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