Présidentielle mauritanienne : Une course à six…
Présidentielle mauritanienne : Une course à six…

La course à la présidentielle en Mauritanie est lancée. Les six candidats en lice montent au créneau pour séduire l’électorat.

La campagne démarre pour les six candidats en lice pour remplacer le président sortant Mohamed Ould Abdelaziz à la tête du pays.
L’opposition mauritanienne se dit inquiète au sujet des préparatifs du scrutin, qui aura lieu dans deux semaines.

Depuis vendredi à minuit, les six candidats déclarés à la succession du président sortant ont le droit de tenir des meetings.
Ils sont appelés à sillonner le pays jusqu’à la fin de la campagne le 20 juin, soit deux jours avant le premier tour du scrutin.

On regrette l’absence de tout débat télévisé entre les candidats.
En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 6 juillet.

Pendant la précampagne, l’opposition avait mis à l’index la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont elle juge les membres trop proches du pouvoir.
« Je vous appelle à prouver, de nouveau, votre attachement à la patrie et à la démocratie, votre maturité politique et à aborder ces élections dans un esprit de compétition responsable et dans un climat de tolérance, de fraternité », a déclaré dimanche 2 juin le président sortant.
Celui-là même dont le parti semble avoir balisé la voie, via sa formation, à son successeur désigné, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, dit Ould Ghazouani.

En début de semaine, ce dernier a appelé ses concurrent à mener « une campagne centrée sur les programmes ». Et promis, en cas d’élection, de « promouvoir un dialogue permanent avec les forces politiques sur les questions stratégiques ».
Ould Ghazouani a également mis en tête de ses priorités « la sécurité et la stabilité » du pays.

Face à lui, les électeurs ont le choix entre Sidi Mohamed Ould Boubacar, ancien chef de gouvernement de transition (2005-2007), soutenu par une coalition comprenant le parti islamiste Tewassoul, principale force d’opposition, et par l’homme d’affaires franco-mauritanien en exil Mohamed Ould Bouamatou, considéré comme le plus crédible des adversaires de M. Ould Ghazouani.
Ou encore le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, arrivé en deuxième position avec seulement quelque 9% des voix lors de la présidentielle de 2014, boycottée par les principaux partis d’opposition.

Cela sans oublier Mohamed Ould Moloud, chef du parti de l’Union des forces du progrès (UFP, gauche), Baba Hamidou Kane, journaliste et candidat malheureux à la présidentielle de 2009 (moins de 2%), ainsi que Mohamed Lemine El-Mourteji El-Wavi, expert financier et haut fonctionnaire au Trésor mauritanien.

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