Présidentielles en Mauritanie : Une épreuve à six…
Présidentielles en Mauritanie : Une épreuve à six…

Le Conseil constitutionnel mauritanien a adopté dimanche la liste définitive des six candidats à l’élection présidentielle du 22 juin.  Un scrutin marquant la première passation de pouvoirs entre un président sortant et son successeur élu dans un pays où l’histoire a été marquée par de nombreux coups d’Etat de 1978 à 2008. La campagne électorale se déroulera du 7 au 20 juin. En cas de second tour, il se tiendra le 6 juillet.

Parmi les candidats, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président Mohamed Ould Abdelaziz, est le symbole de la continuité. Officiant dans les rangs de l’armée depuis 1978, ce candidat avait pris part à deux putschs, en 2005 et 2008. « Faits d’armes » qui lui ont valu d’être propulsé chef d’état-major, avant un passage au gouvernement comme ministre de la Défense de novembre à mars 2018.

La scène est aussi marquée par le retour remarqué de Sidi Mohamed Ould Boubacar, ancien chef de gouvernement de transition (2005-2007), aujourd’hui soutenu par une coalition marquée par la présence du parti islamiste Tewassoul, principale force d’opposition, et des petites formations dissoutes faute de résultats électoraux suffisants, issues de la majorité.

Mais l’attention est portée sur Biram Ould Dah Ould Abeid, militant antiesclavagiste qui est arrivé en deuxième position, avec seulement quelque 9% des voix, lors de la présidentielle de 2014, boycottée par les principaux partis d’opposition. Comme sur Mohamed Ould Maoloud, leader de l’Union des forces du progrès (gauche) soutenu, lui, par l’opposition historique en tête de laquelle on retrouve le vieux briscard Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD).

La liste des candidatures a été bouclée avec Baba Hamidou Kane, candidat malheureux à la présidentielle de 2009 (moins de 2%) et journaliste,  et de Mohamed Lemine ElMourteji El-Wavi, expert financier et haut fonctionnaire au Trésor mauritanien, des outsiders qui ferment la marche.

Si la coalition des candidats de l’opposition a obtenu gain de cause pour ce qui est du vote des militaires, devant se tenir le même jour que pour les civils, il n’en reste pas moins que des divergences subsistent sur la Commission électorale nationale indépendante (Céni). L’opposition, qui accuse l’actuelle Céni d’être totalement favorable au candidat du pouvoir, a obtenu du gouvernement son accord de principe pour remplacer trois de ses membres par des représentants de l’opposition mais l’opération reste encore en discussion.

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