Pression irakienne à Falloujah et progression syrienne à Raqqa

Pression irakienne à Falloujah et progression syrienne à Raqqa
 Daech pris, enfin, en tenaille !
L’organisation terroriste Daech, alias Etat Islamique, accuse les coups qui lui sont sévèrement portés sur les fronts irakien et syrien. Pris en tenaille, elle lâche de plus en plus de positions… En attendant l’assaut fatal. La jonction des armées syrienne et irakienne signerait la fin d’un mouvement djihadiste des plus sanguinaires.
n portant la guerre jusqu’en Amérique, l’attentat d’Orlando étant symptomatique d’une stratégie du désespoir, l’organisation terroriste Daech confirme, si besoin est, que l’étau se resserre définitivement sur les principaux foyers qu’elle occupa des mois durant pour y installer son proto-Etat. En Irak, il faudra s’attendre à ce que « le conseil» américain accordé aux forces irakiennes, fortement engagées pour la libération de la large province d’Al-Anbar, prenne une autre dimension, impliquant plus fortement les forces coalisées pour porter des coups encore plus destructeurs à Daech. Et ce qui court en Irak pourrait aussi être réédité au Nord de la Syrie, dans les derniers bastions encore entre les mains des djihadistes de l’organisation Etat Islamique. Car là aussi, des « forces spéciales » américaines épaulent sur le terrain, avec l’aide de contingents français et britanniques, l’avancée des forces kurdes, alliées à des combattants arabes, pour porter l’estocade finale à Daech dans la région de Raqqa. Déjà, une course contre la montre avait été engagée ces derniers jours entre les diverses forces qui cherchent à dévitaliser l’organisation terroriste dont la force de nuisance n’est point à minimiser. L’offensive des combattants kurdes dans la région septentrionale de la Syrie est l’expression d’une course contre la montre, chronométrée pour l’essentiel par les Américains, en vue de priver l’armée syrienne de rééditer l’exploit de Palmyre. La bataille autour de Raqqa est donc éminemment stratégique pour les deux camps. Au point de forcer les Russes à opérer un « come back » sur le terrain pour prêter main forte à Damas qui peine toujours à s’imposer sur les multiples fronts ouverts. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que les autres groupements djihadistes s’activent particulièrement à Alep pour rendre encore plus difficile l’effort de guerre que nécessite la montée en puissance dans toute offensive à Raqqa. Mais le pouvoir syrien ne se berce pas d’illusion lui qui vient d’affirmer, par la bouche de son Président, que le combat reste total jusqu’à l’élimination de toute présence terroriste sur la moindre parcelle du territoire. Et qui dit Raqqa évoque la possibilité de jonction des forces irakiennes avec les forces syriennes dans la lutte commune engagée contre Daech. En effet, entraînées et aidées par les Américains, les forces irakiennes qui bombardent les positions de l’EI, regagnent plus de terrain face aux djihadistes dans la province d’Al-Anbar, où se situe Falloujah. La guerre urbaine qui y est menée promet une réédition de l’exploit que constitua la reprise de la ville de Ramadi. Mais il est vrai qu’il est encore trop tôt de pouvoir parler de victoire. De larges pans de cette province restent aux mains des djihadistes, ainsi que la grande majorité de la province de Ninive (nord), dont Mossoul.
L’attentat d’Orlando permettra-t-il de lever les obstacles dressés face à une coopération plus affirmée entre forces américaines et russes, engagées sur le terrain syrien, pour en finir avec Daech ? La question est si importante à soulever à l’heure où les diplomates russes ne cachent par leur courroux à l’endroit de Washington qui biaise toujours dans la lutte contre les groupes terroristes hyper-actifs dans la région.

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