Prévision de croissance: La Banque Mondiale anticipe 3.5 % pour 2020
Prévision de croissance: La Banque Mondiale anticipe 3.5 % pour 2020

La Banque mondiale vient de publier sa dernière édition des Perspectives économiques mondiales dans laquelle elle affirme que la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 2,5 % en 2020, à la faveur du redressement progressif des investissements et des échanges après leur affaiblissement marqué de l’an dernier, et sur fond de risques de détérioration persistants.

L’institution de Bretton Woods prévoit que dans les économies avancées, la croissance devrait retomber à 1,4 % en 2020, en partie en raison de la faiblesse persistante des activités manufacturières. Elle devrait en revanche s’accélérer dans les marchés émergents et les économies en développement, pour atteindre 4,1 %.

Cette reprise n’est toutefois pas généralisée, les prévisions rendant compte d’une amélioration des performances d’une poignée de grandes économies, qui, pour certaines, sortent d’une période de faiblesse prononcée.
Environ un tiers des économies émergentes et en développement devraient ralentir cette année sous l’effet d’exportations et d’investissements plus faibles que prévu.
Ceci étant, les risques de dégradation prédominent et sont susceptibles de porter un coup de frein considérable à la croissance mondiale s’ils se matérialisent.
Ces risques comprennent une recrudescence des tensions commerciales et de l’incertitude des politiques commerciales, un ralentissement plus marqué que prévu dans les grandes économies et des turbulences financières dans les économies émergentes et en développement.

Même si la reprise de la croissance dans ces économies se déroule comme prévu, la croissance par habitant devrait rester nettement inférieure aux moyennes à long terme et bien en-deçà des niveaux nécessaires pour atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté.

Lente reprise dans la région MENA

Selon la Banque mondiale, la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord s’est ralentie pour atteindre, selon les estimations, 0,1 % en 2019, en grande partie à cause de la forte décélération observée en République islamique d’Iran, à la suite du durcissement des sanctions américaines, des tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz et des revers diplomatiques.
L’affaiblissement de la croissance mondiale a réduit la demande de pétrole et d’autres exportations, entravant ainsi davantage encore l’activité à l’échelle régionale. L’investissement public a soutenu l’activité de certains pays exportateurs de pétrole, dont ceux du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Il a toutefois été insuffisant pour compenser la faiblesse de l’activité dans le secteur pétrolier. La croissance a été plus stable dans les pays importateurs de pétrole.
En Égypte, la plus grande économie de la sous-région, les exportations nettes et l’investissement ont continué de soutenir la croissance, en partie grâce à une orientation plus accommodante de la politique monétaire.
Le tourisme continue de soutenir la croissance dans les pays importateurs de pétrole, notamment au Maroc et en Tunisie.
La production agricole a toutefois pesé sur l’activité au Maroc.

Pour ce qui est des perspectives, la croissance régionale devrait s’accélérer pour atteindre 2,4 % en 2020, en grande partie sous l’effet de la hausse des investissements, favorisée par les projets d’infrastructure du secteur public et l’amélioration du climat des affaires. Dans les pays exportateurs de pétrole, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 2 % alors que celle des économies importatrices de pétrole devrait atteindre 4,4 %.
En Égypte, elle devrait s’élever à 5,8 % au cours de l’exercice 2020, grâce à la hausse continue de la consommation privée et de l’investissement.
Les réformes politiques et la résilience du tourisme devraient stimuler la reprise de la croissance du Maroc et où elle devrait atteindre 3,5 en 2020 soit 0,8 point de plus par rapport aux estimations pour l’année écoulée.
En 2021, la croissance devrait légèrement remonter pour atteindre 3,6% et 3,8% en 2022.

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